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Anonymous : Prison avec sursis pour 3 français

Publié le | Modifié le

3 membres français des Anonymous viennent d’être condamnés à des peines allant de 4 à 8 mois de prison avec sursis après avoir lancé des attaques contre plusieurs sites institutionnels.

Alors que les Anonymous ont promis une riposte sans précédent contre Daesh après les attaques du 13 novembre à Paris, il ne faut pas oublier que le groupe est avant tout une organisation de hackers.

Une organisation qui franchit donc souvent la barrière de la légalité, notamment en piratant des sites institutionnels. C’est d’ailleurs pour ce type d’attaque que trois membres se revendiquant d’Anonymous ont été condamné à des peines de prison avec sursis et des amendes.

Protestation contre un site d’enfouissement

L’affaire débute alors que les sites du Conseil général de la Meuse, du Conseil régional de Lorraine et de l’Agence nationale de gestion des déchets radioactifs (Andra) subissent des attaques en décembre dernier. Une attaque revendiquée par un groupe d’Anonymous afin de protester contre l’installation d’un centre d’enfouissement de déchets radioactifs dans la commune de Bure dans la Meuse.

Les attaques Ddos ont mis les serveurs des sites à genoux et les trois pirates ont même tenté de pirater le site du ministère de la Défense afin de venger la mort du militant écologiste Rémi Fraisse. Les autorités parviendront à remonter la piste des hackers qui seront arrêtés. Le jugement avait lieu aujourd’hui et le tribunal vient de rendre son verdict.

Peine de prison avec sursis

Cédric S. 36 ans et accusé d’être le cerveau de l’attaque a écopé de huit mois de prison avec sursis. Ses comparses, Loïc S. 20 ans, David D. 41 ans ont de leur côté été condamnés à quatre mois de prison avec sursis selon les informations de l’AFP.

De plus, le matériel informatique des trois hommes a été confisqué et ils devront dédommager la région lorraine (près de 6.000 euros en tout) et le Conseil général de la Meuse (1.500 euros environ). L’ANDRA recevra de son côté l’euro symbolique. Le tribunal les a finalement reconnus coupables d’avoir entravé le fonctionnement d’un système automatique de gestion de données. Dans les faits, ils risquaient une peine maximale de 10 ans de prison et 150.000 euros d’amende.

Source : Le Figaro
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