SpaceX touche au but, mais son booster rate encore le rendez-vous

Le 13e vol de Starship a bien largué les premiers Starlink de troisième génération. Mais le booster Super Heavy a encore raté sa fin de mission.

SpaceX
Image d'illustration. SpaceX — ADN

En bref

  • SpaceX réussit à envoyer ses premiers Starlink V3, mais rate une nouvelle fois l’atterrissage du booster Super Heavy.
  • Ce vol montre des améliorations techniques malgré des pannes persistantes sur le système de lancement.
  • Starship avance, mais reste encore loin d’une mission orbitale pleinement réussie.

Le 13ème vol d’essai de SpaceX n’est ni un carton plein, ni un fiasco total. La boîte d’Elon Musk a bien réussi à déployer ses premiers satellites Starlink V3 avec une version améliorée de Starship. Mais le booster Super Heavy, lui, a encore planté sa sortie. Et c’est ce qu’on retient tout de suite.

Des Starlink V3 enfin lâchés, et c’était l’objectif du jour

SpaceX a récemment envoyé en vol une nouvelle version de son prototype Starship et a réussi à larguer les premiers Starlink de troisième génération. Sur ce point, le test coche une vraie case, surtout après les galères récentes.

L’étage supérieur de Starship a aussi eu un comportement plus propre qu’en mai. Lors du premier vol V3, un moteur avait été perdu pendant la mission. Cette fois, rien de ce genre sur la route du déploiement. Clairement, tout n’a pas marché, mais l’étage supérieur a évité la rechute immédiate.

Le booster Super Heavy rate encore sa sortie

Côté booster, en revanche, ça sent la redite. Pendant la descente vers son atterrissage simulé dans le Golfe du Mexique, Super Heavy n’a pas réussi à rallumer correctement tous les moteurs nécessaires pour le burn final.

Résultat ? Un impact plus rapide que prévu avec l’eau, puis une explosion. Et ce n’est pas un pépin isolé sur cette version V3 de Starship. En mai déjà, SpaceX avait subi une panne du booster au moment de la séparation avec l’étage supérieur. Deux vols V3, deux gros soucis sur le même maillon, ça commence à faire beaucoup.

Un test lancé après un abort et sous pression en Bourse

Ce vol arrivait à peine plus d’une semaine après une tentative stoppée net juste après l’allumage. Plusieurs moteurs avaient alors lâché, et SpaceX a expliqué avoir remplacé six moteurs avant de retenter sa chance.

Le contexte financier n’aide pas à relativiser. C’était le premier lancement depuis l’introduction en Bourse de juin 2026, présentée comme la plus grosse IPO de l’histoire. La méthode de développement de SpaceX, décrite en interne comme « voler, échouer, corriger », se heurte maintenant au marché. L’action est passée d’un pic de plus de 200 dollars à 115 dollars à la clôture. Et après l’échec du booster, le titre a encore perdu 2% hors séance, avant d’effacer une partie de la baisse.

Pourquoi ce succès reste très partiel ?

Il y a un détail qui calme tout de suite l’euphorie. Les nouveaux Starlink ne sont pas censés rester longtemps en place.

Selon le plan de vol, ils devraient brûler dans l’atmosphère environ 20 minutes après leur déploiement, parce que Starship n’est toujours pas capable d’atteindre l’orbite terrestre. En gros, SpaceX a validé un morceau du puzzle, pas la partie qui change tout. Et pour un programme aussi ambitieux, la nuance compte.

Jordan Servan

Spécialiste Tech

Rédacteur sur Begeek.fr depuis 2014, passionné par les jeux vidéo, les séries TV et le cinéma.

X LinkedIn Tous ses articles →
Une erreur dans cet article ?

Nous apportons le plus grand soin à chaque article et nous appuyons sur des sources fiables. Personne n'est à l'abri d'une erreur : si vous en repérez une, signalez-la, nous la corrigerons au plus vite.

Sujets
Satellite SpaceX Starlink

Lisez Begeek en priorité sur Google

Ajoutez-nous à vos sources préférées : nos articles remonteront plus haut dans votre actualité.

Ajouter à mes sources

À découvrir

La suite, sélectionnée pour vous.