En bref
- La saison 2 part dans les années 1930
- Le massacre Bradley sera au centre du récit
- La misère humaine rivalise avec Pennywise
Le pari est assez clair, Ça : Bienvenue à Derry ne va pas seulement raconter une nouvelle histoire, la série va changer de climat. Après une première saison ancrée dans les années 1960, la saison 2 repart en arrière, jusqu’aux années 1930. Et ce simple déplacement d’époque suffit à déplacer la peur.
Un préquel qui remonte encore plus loin
On a l’habitude des séries qui avancent, parfois qui étirent. Là, Andy Muschietti fait l’inverse. Le co-créateur a expliqué à Variety que l’équipe était actuellement en salle d’écriture, avec un enthousiasme intact. Ce choix d’une narration qui recule dans le temps donne à la série une forme plus intéressante qu’une simple répétition de la saison 1.
La première avait plutôt bien tenu la route, avec 80 % côté critiques et 82 % côté public. Pas mal de pression, donc, pour la suite. Mais le plus important n’est pas là. Ce que prépare la série, c’est un autre visage de Derry.
Le massacre Bradley, pivot du nouveau récit
Le centre de cette saison 2 sera le massacre de la bande Bradley, un événement tiré du roman. On suivra un groupe de hors-la-loi qui tente de se cacher du FBI dans la ville de Derry. Sur le papier, ils cherchent à se faire oublier. En pratique, tout déraille.
Leur plan discret tourne en vague de braquages et de meurtres, avec une ville déjà fragile qui s’enfonce encore plus dans le chaos. C’est un bon choix, quand même. Parce que la série ne se contente plus d’attendre l’arrivée du monstre, elle installe un terrain social déjà pourri avant même que l’horreur surnaturelle n’entre complètement en scène.
Une peur moins surnaturelle, plus humaine
C’est là que la saison semble vouloir frapper plus juste. Andy Muschietti décrit des personnages écrasés par l’époque, qui essaient de survivre comme ils peuvent pendant la Grande Dépression. Il dit : « Il y aura beaucoup de cette débrouille propre à l’ère de la Dépression dans l’air de nos personnages. Tout le monde essaie de s’en sortir et de survivre aux circonstances. Ils vont faire des choses folles. Et bien sûr, il y a aussi les choses sociales, culturelles, horribles qui se passaient à cette époque. Nous n’allons pas les passer sous silence. »
Bref, Pennywise ne sera plus l’unique source de peur. La vraie menace, au moins en surface, c’est aussi la misère. Muschietti décrit Derry comme un cimetière, presque une carcasse, avec des habitants épuisés, pauvres, sans travail, parfois sans logement. Les enfants, eux, sont loin de toute vie suburbainne rassurante.
Pourquoi cette saison prépare déjà la suivante
Ce retour vers les années 1930 n’est pas un détour gratuit. Il ouvre déjà la porte à une saison 3. La première saison glissait des indices sur le massacre Bradley, et la suivante pourrait faire la même chose avec un autre cycle de Pennywise, celui de l’explosion de Kitchener Ironworks en 1908.
Et c’est sans doute ce qui rend le projet plus solide qu’il n’en a l’air. La série ne cherche pas seulement à faire revenir un clown terrifiant joué par Bill Skarsgård. Elle construit, époque après époque, une ville où l’horreur change de forme. Pour une franchise comme It, c’est probablement la meilleure manière d’éviter de tourner en rond.