En bref
- Sinestro apparaît enfin dans Lanterns
- Le trailer suggère un rôle déjà réduit
- Son passé pourrait rester hors champ
Le nouveau trailer de Lanterns, montré au San Diego Comic-Con 2026, met le doigt sur un vrai problème. La série veut manifestement jouer la carte du polar spatial, avec une patine plus rugueuse, presque western. Très bien. Mais en face, elle convoque Sinestro, un personnage qui fonctionne justement grâce à tout ce qu’il traîne derrière lui.
Un trailer qui pose un vrai paradoxe
Ce teaser donne le meilleur aperçu de la série jusqu’ici. On y voit Hal Jordan et John Stewart enquêter sur un meurtre lié aux Manhunters, présentés comme les tueurs les plus dangereux de la galaxie. En parallèle, Hal forme John pour en faire son remplaçant. Et c’est là que ça devient intéressant, il confie ce passage de relais à Sinestro.
Le souci, c’est l’endroit. Hal ne lui parle pas au cœur du conflit, mais dans une super-prison. Résultat ? La série semble arriver après la bataille.
Le détail qui fait tiquer, la prison
Si cette scène intervient tôt dans Lanterns, alors une bonne partie de l’histoire entre Hal et Sinestro a déjà été consommée hors écran. C’est tout sauf anodin. On peut alors imaginer que Sinestro ne sera ni un antagoniste central, ni le moteur dramatique de la saison.
Et pour un personnage pareil, c’est frustrant. Sa relation avec Hal n’est pas un bonus pour fans, c’est le cœur du personnage. Le voir déjà enfermé, c’est un peu comme arriver à la fin d’un duel qu’on voulait justement regarder.
Pourquoi son passé compte autant
Dans les comics, Sinestro devient le successeur d’un Green Lantern extraterrestre après le crash de celui-ci. Sauf que l’alien est encore vivant, et Sinestro choisit de le laisser mourir, déjà happé par le pouvoir de l’anneau. Plus tard, il devient le mentor de Hal Jordan quand l’humain rejoint le Green Lantern Corps.
La suite durcit tout. Hal découvre que Sinestro a transformé sa planète en dictature grâce à son anneau, prévient les Guardians, puis son ancien mentor est banni dans une autre dimension. C’est là que naît l’anneau jaune et, avec lui, l’ennemi juré des Green Lanterns. Sans cette trajectoire, il reste une silhouette forte, pas forcément un grand méchant.
Le ton gritty n’est pas une excuse
Oui, Sinestro peut sembler excessif. Peau rose, moustache très dessinée, présence presque théâtrale. Mais ce n’est pas incompatible avec une série plus ancrée. Il suffit de le traiter sérieusement. Si Lanterns évite d’en faire une blague, le public suivra.
D’autant que cette version a déjà l’air juste. Visuellement, l’adaptation semble fidèle aux comics, et Ulrich Thomsen dégage en quelques secondes la gravité qu’il faut. Bon, c’est précisément pour ça que l’inquiétude existe. Si le DCU réduit Sinestro à une visite en prison, il se prive d’un de ses meilleurs miroirs pour raconter Hal, et peut-être d’un enjeu plus large pour la suite.