Pourquoi Pennywise n’apparaît qu’à partir du cinquième épisode de « Bienvenue à Derry »

Image d'illustration. It Welcome to DerryHBO / PR-ADN
La série « Bienvenue à Derry » a choisi d’attendre le cinquième épisode avant de faire réapparaître Pennywise. Ce choix narratif intrigue les fans, curieux de comprendre les raisons derrière ce suspense prolongé autour du célèbre clown maléfique.
Tl;dr
- Pennywise apparaît rarement pour préserver l’effet de terreur.
- La série explore ses multiples formes, pas juste le clown.
- L’imprévisibilité renforce la peur dans « Ça : Bienvenue à Derry ».
Un clown terrifiant, mais bien plus encore
Depuis son apparition dans l’œuvre de Stephen King, Pennywise est devenu une icône de la peur — et souvent synonyme de coulrophobie. Pourtant, la série « Ça : Bienvenue à Derry », diffusée sur HBO Max, choisit résolument de ne pas réduire le monstre à son seul visage de clown démoniaque. Derrière ce masque devenu familier se cache une entité du Macroverse, capable d’adopter n’importe quelle apparence pour mieux semer la terreur.
Sous le maquillage : la peur à l’état pur
Cette volonté de renouvellement transparaît dès les premiers épisodes. Les créateurs ont pris le parti de faire patienter les spectateurs avant de dévoiler la version incarnée par Bill Skarsgård, n’offrant sa première véritable apparition qu’à l’épisode 5, intitulé « 29 Neibolt Street ». Selon les mots du co-showrunner Jason Fuchs, l’équipe privilégie une stratégie du « moins on en montre, mieux c’est », estimant que le véritable atout de Pennywise réside dans son pouvoir à incarner toutes les peurs possibles. Il confie : « Nous voulions explorer les mystères autour de Pennywise tout en faisant monter lentement la tension… IT peut devenir littéralement n’importe quoi, pourquoi ne pas exploiter cette richesse ? Stephen King le fait brillamment dans le livre. »
L’art de l’imprévu : cauchemars et traumatismes revisités
En s’inspirant librement du roman, « Ça : Bienvenue à Derry » multiplie donc les formes sous lesquelles apparaît l’entité maléfique. Les séquences d’horreur puisent dans des faits historiques ou des terreurs personnelles : un jeune garçon hanté par les atrocités vécues pendant la Shoah, des visions de bébés mutants ou d’enfants décédés… Cette diversité permet aux scénaristes d’explorer un éventail inédit d’angoisses et évite toute monotonie. En somme, la force de la série réside justement dans cette capacité à maintenir le spectateur dans l’incertitude permanente.
Voici ce que souligne également la productrice Barbara Muschietti, qui compare Pennywise à un requin :
- Pennywise doit rester imprévisible pour conserver son pouvoir effrayant.
- Susciter l’effroi passe par une exploration du traumatisme collectif.
- Son apparition doit être un événement, jamais banalisé.
Pennywise : la promesse d’une terreur renouvelée
Le pari semble jusqu’ici réussi : grâce à sa gestion parcimonieuse du clown et à ses choix narratifs audacieux, « Ça : Bienvenue à Derry » réussit à ranimer l’aura menaçante du mythe originel. Un univers où tout peut arriver… et où la peur change constamment de visage.