En bref
- Milly Alcock confirme son retour dans Man of Tomorrow
- Supergirl patine, mais son interprétation est saluée
- Le prochain film peut relancer l’image de Kara Zor-El
Passer d’une promo mondiale à un autre tournage, sans vraiment souffler, c’est déjà lourd. Le faire en portant une héroïne censée compter dans tout le DC Universe, encore plus. Milly Alcock a confirmé qu’elle reviendra bien dans Man of Tomorrow, au moment même où Supergirl tente de trouver sa place au cinéma.
Deux films, deux ambiances pour la même héroïne
Invitée du podcast Happy Sad Confused, Milly Alcock a résumé le défi assez simplement, en expliquant qu’il était difficile de changer de registre d’un projet à l’autre. Elle a parlé d’un environnement très différent de celui de Supergirl, avec une autre histoire et une autre dynamique de plateau.
Elle a quand même insisté sur un point, les acteurs déjà croisés sur Man of Tomorrow ont été très accueillants. Elle a cité Nicholas Hoult, David Corenswet, Alan Tudyk, qui joue Gary le robot, ainsi que Lars Eidinger. Et même si elle n’a rien lâché sur l’intrigue, une chose ressort, Kara est visiblement loin d’être décorative dans la suite. Milly Alcock a aussi assuré, « Je suis impatiente de continuer ».
Le vrai problème, ce n’est pas Kara
Là où le contraste est net, c’est du côté de l’accueil réservé à Supergirl. Le film a démarré avec environ 58 millions d’euros (62,6 millions de dollars) dans le monde sur son premier week-end, pour un budget annoncé d’environ 156 millions d’euros (170 millions de dollars). Pour un studio qui construit un univers connecté entre cinéma et streaming, le signal n’est pas bon.
Le reste des indicateurs va dans le même sens. Le film affiche 57 % sur Rotten Tomatoes et un B- au CinemaScore. Scénario, réalisation, montage, c’est là que les critiques se concentrent. Mais pas mal de retours convergent sur un point, l’interprétation de Milly Alcock est souvent présentée comme le meilleur élément du film.
Man of Tomorrow peut corriger la perception
C’est précisément pour ça que son retour compte. Quand un film solo rate sa trajectoire, un grand chapitre partagé peut servir de rattrapage, presque comme une seconde lecture du personnage. Si Kara Zor-El récupère un rôle important aux côtés du Superman de David Corenswet, du Lex Luthor de Nicholas Hoult et de Brainiac, DC Studios peut remettre l’accent là où il faut.
Le contexte aide aussi. James Gunn reste bien vu par la critique, et Superman a marché au box-office. Du coup, Man of Tomorrow peut faire plus qu’enchaîner les apparitions, il peut séparer plus clairement le casting des faiblesses d’un film. Et à moyen terme, c’est souvent comme ça qu’un univers partagé se stabilise, en corrigeant ses personnages avant de corriger ses chiffres.