En bref
- Supergirl n’a aucune scène post-générique
- Le film prépare quand même Man of Tomorrow
- Le choix rend le DCU plus flou
Rien. Pas de scène au milieu du générique, pas de bonus final non plus. Pour un film de super-héros en 2026, et surtout pour un chapitre du DCU, l’absence est assez frappante.
Un film qui coupe net au générique
Chez Supergirl, tout s’arrête sur le dernier moment entre Kara et Cleck, puis le générique déroule sans interruption. C’est une première pour le DCU version James Gunn et Peter Safran, qui avait jusqu’ici toujours proposé au moins une petite scène après coup, utile ou non.
Et côté cinéma DC relié à une franchise, il faut remonter à Wonder Woman pour trouver un cas comparable, si on laisse de côté les films volontairement isolés comme The Batman et Joker. Ce n’est pas anodin. Dans ce genre d’univers partagé, le générique sert souvent de promesse.
Le dernier échange prépare déjà la suite
Le plus curieux, c’est que le film n’a pas besoin d’une scène post-générique pour se refermer. Kara revient sur Terre avec Krypto, elle a apaisé une partie de sa colère et de son sentiment d’isolement, et elle accepte enfin cette planète comme nouveau foyer.
Au passage, le film glisse quand même une mise en place. Clark lui dit qu’il aurait bien eu besoin de son aide sur Terre, tout en se réjouissant de son retour. Les deux cousins sont donc déjà alignés pour défendre ensemble leur nouvelle maison. Il n’y a aucune mention directe de Man of Tomorrow, prévu pour 2027, mais la passerelle existe clairement.
Le générique, lui, part sur une blague un peu gênée avec Krypto qui mange du chocolat. Fin de la parenthèse.
Logique pour le film, étrange pour la franchise
Sur le plan du récit, la décision se tient. Supergirl se déroule entièrement loin de la Terre et n’affiche même aucun personnage humain à l’écran. Coller un teasing massif pour la prochaine étape aurait pu donner l’impression d’un film réduit à un simple couloir vers la suite.
Mais vu comme morceau d’un univers partagé, ça surprend quand même. Le long-métrage paraissait déjà assez isolé par son cadre, et cette absence de scène additionnelle accentue encore ce sentiment d’isolement.
Le vrai problème, c’est l’incohérence du DCU
Depuis le lancement du nouveau DCU, la logique des scènes post-générique change tout le temps. Creature Commandos en utilisait une dans son final pour annoncer le retour d’Eric Frankenstein. Peacemaker, à l’inverse, en mettait partout, mais surtout pour prolonger des blagues ou des scènes déjà vues. Même Superman, avec ses deux scènes l’été dernier, ne disait pas vraiment ce qui venait ensuite à l’échelle de la franchise.
Du coup, l’absence totale dans Supergirl risque de frustrer. D’autant que Man of Tomorrow est déjà en tournage et sort l’an prochain. Pas mal de spectateurs pouvaient attendre un indice sur Brainiac, un retour de Lex Luthor, un lien avec la Justice Gang ou même un aperçu de Peacemaker coincé sur Salvation.
Ils n’auront rien. Et c’est peut-être ça, le vrai signal. Le DCU veut encore construire son monde, mais il ne sait pas toujours comment orchestrer l’attente entre deux films.