Kara Zor-El, l’anti-Supergirl

Image d'illustration. SupergirlDC / PR-ADN
Dans Woman of Tomorrow, Milly Alcock incarne une Kara Zor-El en quête d’elle-même, loin des codes traditionnels du genre.
Tl;dr
- Le film Supergirl: Woman of Tomorrow propose une version très différente de Kara Zor-El, incarnée par Milly Alcock, qui s’éloigne du costume classique pour un style plus terrestre et rebelle.
- Le choix esthétique grunge et punk sert à refléter son cheminement personnel, entre errance cosmique et quête d’identité.
- L’histoire met l’accent sur une transformation intérieure, déclenchée par une mission galactique et centrée sur la reconstruction de l’héroïne.
Une Supergirl loin des conventions
Dans l’adaptation cinématographique de la bande dessinée Woman of Tomorrow signée Tom King et Bilquis Evely, le personnage principal, incarné par Milly Alcock, s’éloigne radicalement de l’image traditionnelle de la super-héroïne. Dès les premières images, on découvre une Kara Zor-El qui délaisse presque entièrement le célèbre costume pour arpenter la galaxie en vêtements civils. Un choix assumé par l’équipe créative du film, déterminée à rompre avec les codes habituels des adaptations DC.
Des choix vestimentaires porteurs de sens
La question du costume s’est vite imposée dans la conception du film : comment habiller une héroïne en quête d’elle-même ? Le réalisateur Craig Gillespie, épaulé par le créateur de costumes Michael Mooney, a finalement opté pour une esthétique marquée par le style grunge et punk rock. Ainsi, le look de Kara mêle t-shirts graphiques, notamment un clin d’œil à l’iconique groupe Blondie, et couleurs savamment dosées. « On a passé en revue des centaines de groupes avant d’arrêter notre choix sur Blondie… Il fallait que ça soit alternatif, mais jamais trop voyant », explique Michael Mooney, révélant avoir imprimé près de trente modèles différents pour atteindre l’équilibre recherché.
L’héroïne, entre errance et renaissance personnelle
Ce parti-pris vestimentaire va bien au-delà de la simple apparence : il traduit une démarche narrative. Selon l’équipe, lorsque Kara quitte la Terre, où elle incarne toujours Supergirl, et part explorer d’autres mondes, elle cherche avant tout à s’accorder un répit. Ces moments « hors service » deviennent alors l’occasion pour elle d’assumer pleinement ses fragilités et d’explorer sa propre identité. La scénariste Nong Vo insiste sur cet aspect : « C’est déjà une héroïne, mais pas encore totalement elle-même… C’est un chemin vers l’acceptation et la transformation symbolisée par le retour du costume à la fin. »
Voici quelques éléments marquants retenus par les créateurs :
- Punk rock comme fil rouge visuel et thématique.
- Krypto empoisonné, déclencheur d’une quête cosmique haletante.
- Croissance personnelle, moteur central de l’intrigue.
Bientôt sur grand écran
Au final, cette version singulière de Supergirl promet de dérouter autant que de séduire les spectateurs. Rendez-vous est donné en salles pour découvrir ce récit initiatique dès le 26 juin 2026.