En bref
- Burn ouvre à environ 23 millions d’euros mondiaux
- Son budget limité change complètement la lecture
- La suite de la saga paraît sécurisée
On pouvait attendre un nouvel emballement après Evil Dead Rise. Ce n’est pas ce qui se passe avec Evil Dead Burn, et pourtant le film envoie un message assez clair à Warner Bros. : la saga tient encore debout.
Un démarrage plus petit, pas forcément plus faible
Mis en scène par Sébastien Vanicek, déjà derrière Infested, ce sixième volet a récolté environ 12 millions d’euros (13,7 millions de dollars) aux États-Unis pour son premier week-end. De quoi prendre la quatrième place du classement, loin derrière Disney et Moana, qui a ouvert à environ 37 millions d’euros (43 millions de dollars) malgré un lancement jugé décevant.
À l’international, Evil Dead Burn ajoute environ 11 millions d’euros (13,3 millions de dollars). Total provisoire, environ 23 millions d’euros (27 millions de dollars). Pour un film d’horreur interdit aux mineurs, très gore, adressé à un public précis, ce n’est pas spectaculaire. Mais ce n’est pas faible non plus.
Surtout, le film aurait coûté environ 17 millions d’euros (20 millions de dollars). Et là, tout change. Un démarrage moyen avec un petit budget peut valoir bien plus, pour un studio, qu’un gros lancement surdimensionné. Sans compter la seconde vie en VOD et en streaming, souvent décisive sur ce type de titre.
L’histoire suit Alice, jouée par Souheila Yacoub, qui rejoint sa belle-famille dans une maison isolée après la mort brutale de son mari. Le deuil tourne vite à la réunion de famille infernale, les proches se transformant un à un en Deadites.
Le piège de la comparaison avec Evil Dead Rise
Le vrai sujet, c’est la comparaison avec Evil Dead Rise. Sur le papier, Burn fait moins bien : environ 21 millions d’euros (24,5 millions de dollars) au démarrage pour Rise, puis environ 126 millions d’euros (147 millions de dollars) dans le monde.
Mais les deux cas ne se lisent pas de la même façon. Avant Rise, la saga cinéma avait laissé passer dix ans depuis Evil Dead en 2013. Ce reboot avait lui-même ouvert à environ 22 millions d’euros (25,7 millions de dollars) avant de finir à près de 85 millions d’euros (99 millions de dollars). Il y avait donc une attente accumulée, presque mécanique.
Et Rise avait aussi mieux séduit critiques et public. Burn, lui, paraît plus brutal, plus sec, moins conciliant. Ce n’est pas forcément un défaut, quand même. Cette série dure justement parce qu’elle change de texture d’un film à l’autre.
Une franchise qui reste saine tant qu’elle reste bon marché
Si Evil Dead Burn suit une trajectoire comparable à Violent Night, soit environ 65 millions d’euros (76 millions de dollars) mondiaux après un départ à environ 12 millions d’euros (13,4 millions de dollars), ce sera déjà une bonne affaire. Et s’il se rapproche du parcours de The Mummy version Lee Cronin, autour de 78 millions d’euros (90,5 millions de dollars) après une ouverture à environ 12 millions d’euros (13,5 millions de dollars), ce sera encore mieux.
Le point clé est là. Beaucoup de franchises se sabotent en grossissant trop. Warner Bros. semble faire l’inverse avec Evil Dead, garder les coûts bas pour préserver la marge. Le prochain film, Evil Dead Wrath de Francis Galluppi, est déjà attendu en 2028.
Et les scènes post-générique de Burn préparent déjà la suite. Si les budgets restent autour de 21 millions d’euros (25 millions de dollars) ou moins, et si Sam Raimi, Rob Tapert, Bruce Campbell et Warner Bros. gardent la main sur la qualité, cette saga peut encore durer. Dans le streaming comme en salles, c’est souvent ce mélange-là qui fait la différence.