En bref
- Evil Dead Burn renforce la continuité de la saga
- Un culte inédit pourrait tout relier
- Raymond Knowby est la vraie surprise
Spoilers pour Evil Dead Burn. Et ils comptent, parce que ce nouveau film ne se contente pas d’aligner les litres d’hémoglobine. Il commence aussi à poser quelque chose que la saga Evil Dead a longtemps évité, une vraie continuité un peu plus solide.
Un clin d’œil qui pèse plus lourd qu’il n’en a l’air
À première vue, Evil Dead Burn ressemble surtout à un nouvel épisode brutal, très marqué par une veine proche de la New French Extremity. Dans le fond, il reste pourtant dans la droite ligne du film de 1981 signé Sam Raimi, puis de la relance de 2013 par Fede Alvarez. Violence sèche, gore méchant, et cette envie de parsemer l’ensemble de références pour les habitués.
Il y en a pas mal. Un article de journal qui semble renvoyer aux événements de The Evil Dead, une photo de Bruce Campbell accrochée au mur, le retour d’un personnage vu dans Evil Dead Rise, sans oublier l’importance de la nouvelle dague kandarienne. Mais le détail le plus intrigant est ailleurs.
Le film révèle que Benjamin Price, patriarche de la famille Price, a étudié le Naturom Demonto, autrement dit le Book of the Dead, au sein d’un culte appelé le Circle of the Wisemen. Le nom renvoie clairement à Army of Darkness, le volet de 1993 où Ash, envoyé au Moyen Âge, reçoit l’aide des Wise Men, sorte de mélange entre savants et sorciers.
Le nom de Knowby change l’échelle
Là où le film devient vraiment malin, c’est dans les journaux de Price. On y apprend que le professeur Raymond Knowby faisait lui aussi partie du groupe.
Pour n’importe quel fan, ce nom n’est pas anodin. Knowby, dans le tout premier The Evil Dead, c’est l’archéologue qui découvre le Book of the Dead et en lit les passages. Résultat ? Le Circle of the Wisemen n’est plus juste une blague de connaisseur. Il peut devenir une organisation transversale, presque l’équivalent d’un S.H.I.E.L.D. version Evil Dead.
Vers une saga enfin plus reliée
Jusqu’ici, la franchise fonctionnait avec une continuité assez flottante. Les derniers films tenaient bien debout seuls, mais sans vrai ciment commun. Evil Dead Burn serre un peu les vis en se reliant directement à Evil Dead Rise.
Du coup, ce nouveau culte ouvre une piste plus large. On peut très bien imaginer les Wisemen derrière les exorcistes aperçus au début de The Evil Dead, ou liés aux prêtres évoqués dans Rise, ceux qui ont trouvé un Livre et lu ses passages dans les années 1920. Si le prochain film, Evil Dead Wrath, décide d’explorer cette idée, la saga pourrait enfin cesser d’être une série de blocs voisins pour devenir un ensemble plus cohérent.
Et pour une franchise aussi chaotique, ce serait presque le twist le plus intéressant.