En bref
- 1990 a marqué la science-fiction au cinéma
- Quatre films, quatre approches très différentes
- Leur point commun, une vraie identité
On parle souvent de nostalgie quand il s’agit des films de science-fiction des années 1990. C’est un peu court. Si ces quatre longs-métrages sortis en 1990 reviennent encore dans les discussions, c’est surtout parce qu’ils faisaient chacun quelque chose de précis, et de plus en plus rare, avec le genre. Pas seulement divertir, imprimer une vision.
Le petit film devenu grand culte
Le moins connu du lot, c’est Hardware. Et pourtant, son cas dit beaucoup. Là où les grands studios misaient sur le spectaculaire, ce film choisissait un budget serré et une idée simple, presque sèche: Jill, une artiste incarnée par Stacy Travis, ramène chez elle les restes d’un robot militaire. Mauvaise idée, le robot peut se reconstruire pour reprendre son programme de mise à mort.
Ce qui reste, ce n’est pas la perfection technique. Les effets pratiques ont vieilli, oui, mais ils donnent aussi au film sa texture. Son esthétique cyberpunk, sa direction artistique et cette ambiance étouffante lui ont permis de devenir un vrai classique culte, même s’il n’a jamais été un succès massif.
Quand une suite refuse de refaire le premier film
Avec Predator 2, l’attente était évidente. Refaire le premier, ou presque. Le film prend l’autre chemin. Le chasseur extraterrestre ne traque plus des soldats dans la jungle, il débarque dans un Los Angeles rongé par le crime, face à un détective joué par Danny Glover.
Le premier Predator écrase encore son héritage, c’est vrai. Et le remplacement d’Arnold Schwarzenegger n’a jamais aidé. Mais cette suite a fini par être réévaluée parce qu’elle élargit la mythologie au lieu de la copier. Du coup, elle paraît aujourd’hui plus intéressante que bien des suites trop prudentes.
La conclusion la plus modeste d’une immense trilogie
Back to the Future Part III reste souvent vu comme l’épisode le plus faible de la trilogie. Ce n’est pas faux, mais ça raconte surtout à quel point l’ensemble est solide. Cette fois, Marty McFly, joué par Michael J. Fox, repart en 1885 pour sauver Doc Brown, interprété par Christopher Lloyd.
Le passage au Far West change beaucoup de choses sans casser l’ADN de la saga. L’humour reste là, la créativité aussi, et surtout le film donne plus d’espace à Doc. Son arc gagne en épaisseur, et la trilogie obtient une vraie sortie émotionnelle. Pas le sommet, mais une fin franchement tenue.
Le blockbuster qui résume une époque
Et puis il y a Total Recall. Si vous cherchez un condensé de la science-fiction grand spectacle du début des années 1990, il est là. Adapté d’un texte de Philip K. Dick, le film suit Douglas Quaid, joué par Arnold Schwarzenegger, qui achète les souvenirs d’un voyage sur Mars avant de découvrir que sa vie entière repose peut-être sur un mensonge.
Action, complot, mystère, humour, violence, poursuites, ampleur visuelle, tout s’emboîte. Et surtout, le film refuse de donner des réponses trop simples, ce qui explique pourquoi on débat encore de ce qui s’y passe vraiment. Même son remake n’a pas renversé le verdict. L’original reste la référence, et pas mal de productions récentes paraissent plus timides à côté.