Il y a 28 ans, un film culte de science-fiction sortait, lié de façon inattendue à Matrix

Image d'illustration. Dark CityMystery Clock Cinema / PR-ADN
Il y a 28 ans jour pour jour, un film de science-fiction marquant faisait ses débuts au cinéma. Ce classique du genre reste célèbre non seulement pour son impact, mais aussi pour un lien amusant avec la saga Matrix.
Tl;dr
- Dark City partage des similitudes frappantes avec The Matrix.
- Sorti avant, il a pourtant échoué au box-office.
- Le film est devenu culte pour son univers et sa narration.
Un film oublié à l’ombre de The Matrix
Si, aujourd’hui, l’on évoque le cinéma de science-fiction des années 1990, le titre qui surgit spontanément dans les esprits reste indéniablement Matrix. Pourtant, un autre long-métrage sorti un an plus tôt, en 1998, posait déjà les bases d’un univers sombre et labyrinthique : Dark City, réalisé par Alex Proyas. Ce film n’a certes pas connu la même destinée commerciale que le phénomène des sœurs Wachowski, mais il mérite amplement qu’on s’y attarde.
L’intrigue : une ville sans lumière et des souvenirs effacés
Dès les premières minutes de Dark City, le spectateur plonge dans un cauchemar éveillé. On suit John Murdoch (incarné par Rufus Sewell), qui se réveille sans aucun souvenir dans la baignoire d’un hôtel lugubre. Rapidement, une voix inquiétante – celle du docteur Daniel Schreber (Kiefer Sutherland) – le met en garde : on le traque. La situation se complique encore lorsqu’un cadavre féminin est découvert dans la pièce. Si tout l’accuse, l’inspecteur Frank Bumstead (William Hurt) ressent qu’un malaise bien plus vaste plane sur cette ville qui ne voit jamais le jour. Emma, la femme de Murdoch et chanteuse de cabaret, partage ce même sentiment d’étrangeté.
Des ressemblances troublantes avec Matrix
On ne peut s’empêcher de noter plusieurs points communs saisissants entre les deux films : ambiance visuelle marquée par une teinte verdâtre omniprésente, héros guidé par des appels téléphoniques mystérieux et découverte de pouvoirs insoupçonnés. Sans oublier un détail presque cocasse : certaines scènes-clés ont été tournées exactement sur les mêmes décors – notamment sur les toits –, ce qui explique peut-être pourquoi certains fans ressentent un intense sentiment de déjà-vu devant la confrontation finale.
Culte tardif et relecture moderne
À sa sortie, Dark City n’a rapporté que 27 millions de dollars – à peine son budget initial –, loin des presque 500 millions récoltés par Matrix. Un écart vertigineux qui interroge : était-ce simplement trop tôt pour ce mélange de polar noir et d’univers dystopique ? Aujourd’hui pourtant, il séduit une communauté fidèle grâce à son audace visuelle et son scénario tortueux. Pour ceux que cela intrigue, sachez que vous pouvez désormais visionner gratuitement ce film devenu culte sur la plateforme Tubi.
Pour résumer les atouts majeurs de ce film :
- Mélange unique entre polar à la Raymond Chandler et univers à la H.P. Lovecraft.
- Mystère captivant autour de manipulations psychologiques et d’identité.
- Certaines séquences iconiques partagées avec un classique du genre.
Alors, nostalgie ou redécouverte ? À chacun d’explorer cet OVNI cinématographique qui n’a rien perdu de sa singularité.