En bref
- Cinq arcs du MCU restent très contestés
- Le problème, c’est souvent l’abandon pur et simple
- Ces choix ont fragilisé plusieurs personnages clés
Le MCU a un vrai talent pour lancer des pistes énormes, puis les laisser refroidir dans un coin. Et c’est souvent là que la machine se grippe. Pas quand un film rate sa cible, mais quand une idée censée compter pour la suite finit par ne plus compter du tout.
Quand le MCU ouvre une porte puis l’oublie
Chez Baron Mordo, c’était pourtant limpide. À la fin de Doctor Strange, le personnage passe du fidèle sorcier au désabusé prêt à réduire le nombre de mages sur Terre, après les entorses de Strange avec le temps pour battre Dormammu. La scène post-générique promettait une suite directe. Elle n’est jamais vraiment venue.
À la place, Doctor Strange in the Multiverse of Madness est parti sur le **multivers**. On y croise bien une variante de Mordo, mais pas de quoi prolonger l’arc principal. Une confrontation coupée avec Wanda devait vaguement refermer le dossier. Trop peu, trop tard.
Même impression avec Venom. La fin de Let There Be Carnage envoyait Eddie Brock et le symbiote dans l’univers du Spider-Man de Tom Holland. Grosse promesse, puis presque rien dans No Way Home, sinon un passage au bar et un retour express. Le bout de symbiote laissé derrière n’a toujours eu **aucune conséquence**.
Le moment où un personnage bascule dans la caricature
Il y a aussi les idées qui existent, mais qu’on aurait préféré ne jamais voir. Le cas Thor dans Avengers: Endgame, clairement.
Après Infinity War, beaucoup attendaient la continuité d’un héros redevenu plus grave, plus massif aussi dans son écriture. Endgame choisit l’inverse avec le **Fat Thor**, dépressif et transformé en gag récurrent, version Fortnite. Le souci n’est pas la dépression en soi. C’est la façon dont elle tire le personnage vers la parodie. Et Thor: Love and Thunder n’a pas arrangé l’image.
Quand la menace supposée immense paraît soudain minuscule
Le plus embêtant avec Kang, c’est qu’il devait prendre la relève de Thanos. Une menace niveau Avengers, pas un obstacle de trilogie plus légère.
Or Ant-Man and the Wasp: Quantumania l’introduit précisément dans cet écrin-là. Le ton décalé d’Ant-Man colle mal avec l’ambition du personnage, et l’armée de fourmis futuristes de Hank Pym achève de casser l’illusion. Coincées dans le royaume quantique, ces fourmis hyperévoluent, gagnent en intelligence puis aident à faire tomber Kang. Sur le papier, ça ressemble à une blague qui a échappé au montage. Pour installer un grand méchant, c’est rude.
Le twist choc qui casse plus qu’il ne construit
Puis il y a Secret Invasion, sans doute le cas le plus lourd. La série imaginait une **invasion skrull** capable de bouleverser tout le MCU. Elle n’a pratiquement rien changé.
Le point le plus contesté reste Rhodey. La série affirme qu’il a été remplacé peu après Captain America: Civil War. En clair, le War Machine vu dans Infinity War et Endgame ne serait pas le vrai. Résultat, ses moments émotionnels perdent de leur poids, y compris la mort de Tony Stark, à laquelle aurait assisté un Skrull. Un twist pensé pour le choc immédiat, pas pour la suite. Et c’est peut-être ça, le vrai problème du MCU aujourd’hui, l’idée de surprendre tout de suite sans savoir quoi en faire demain.