Star Wars : The Mandalorian and Grogu démarre en demi-teinte au box-office mondial

Image d'illustration. The Mandalorian and GroguDisney / PR-ADN
Le long-métrage limite les dégâts financiers, mais reste loin des performances espérées par Disney.
Tl;dr
- The Mandalorian and Grogu démarre timidement au box-office malgré la force de Star Wars et de Disney, avec des résultats inférieurs aux attentes dès sa sortie en salles.
- Le film subit une chute de 70% au deuxième week-end, une baisse historique pour la saga, se plaçant derrière des films d’horreur et peinant à maintenir son public.
- Malgré 246,9 millions de dollars au global, les perspectives restent incertaines pour Disney et Lucasfilm, même si le marché international et le public familial limitent pour l’instant les dégâts.
Un démarrage mitigé pour le nouveau film Star Wars
Difficile de ne pas s’interroger face à la performance du nouveau volet signé Jon Favreau, The Mandalorian and Grogu. Sorti récemment, le film n’a pas provoqué l’onde de choc escomptée auprès du public. Malgré l’aura mythique de la franchise Star Wars, ce passage sur grand écran a débuté timidement, notamment en comparaison des récents succès estampillés Disney.
Ce léger essoufflement s’est confirmé dès le deuxième week-end. Avec une chute vertigineuse de 70% des entrées, le long-métrage ne récolte que 24,4 millions de dollars, relégué en troisième position derrière deux films d’horreur, Backrooms et Obsession. Les chiffres sont clairs : il s’agit tout simplement de la plus forte baisse jamais enregistrée lors d’un second week-end pour un film Star Wars. Même les épisodes controversés comme The Rise of Skywalker ou Solo: A Star Wars Story avaient mieux résisté.
L’effet Baby Yoda peine à suffire
Certes, la dynamique est légèrement différente à l’international : hors des États-Unis, les recettes ont atteint 27,8 millions durant le même week-end. L’ensemble porte le total mondial à 246,9 millions de dollars pour un budget annoncé de 165 millions. La catastrophe financière n’est pas encore actée, mais les perspectives sont loin d’être rassurantes pour Disney. Et l’on sent poindre une certaine inquiétude du côté de Lucasfilm, qui doit tirer les leçons d’un accueil inférieur aux attentes.
De nombreux analystes évoquent plusieurs scénarios envisageables pour la suite :
- Poursuite d’une légère progression grâce au public familial et aux marchés étrangers.
- Nouveau coup d’arrêt si l’intérêt s’essouffle rapidement.
- Sursaut possible si les concurrents directs peinent à convaincre dans les semaines à venir.
L’avenir d’une galaxie loin d’être assuré
La question demeure : peut-on espérer un retournement spectaculaire ? À la différence du fiasco coûteux de Solo: A Star Wars Story, ce nouvel opus bénéficie d’un budget plus contenu et semble mieux accueilli par les familles. Cependant, rêver franchir le seuil symbolique des 400 millions au box-office semble aujourd’hui illusoire, et vendre des montagnes de produits dérivés Baby Yoda n’y changera probablement rien.
La suite immédiate dépendra aussi du prochain pari cinématographique : Star Wars: Starfighter, attendu l’été prochain sans personnages emblématiques connus. La saga mythique sortira-t-elle renforcée ou davantage fragilisée ? Plus personne ne prendrait ce succès pour acquis : c’est là, sans doute, la principale révélation de cette nouvelle aventure.