En bref
- Deux films Percy Jackson entrent au Top 10
- Succès rapide malgré une mauvaise réputation
- La nostalgie YA reste très rentable
Des adaptations contestées peuvent encore devenir des cartons. Les deux films Percy Jackson fraîchement ajoutés chez Netflix ont déjà trouvé leur public, au point de s’installer aux 3e et 6e places du Top 10 des contenus les plus vus de la plateforme.
En moins d’une semaine, ces deux longs-métrages inspirés de la mythologie grecque ont cumulé des millions de vues. Ce n’est pas complètement surprenant. La saga adaptée des romans de Rick Riordan traîne depuis longtemps une base de fans très solide. Ce qui frappe davantage, c’est le contraste entre cette performance et leur image, longtemps plombée par des critiques tièdes et par une partie du public qui ne leur a jamais pardonné leurs écarts avec les livres.
Un retour qui bouscule leur réputation
Le premier film, Percy Jackson et le voleur de foudre, reste le mieux considéré des deux. Le second, Percy Jackson : La Mer des monstres, a toujours eu une réputation plus fragile. Mais les revoir remonter aussi vite montre une chose assez simple, les films n’étaient peut-être pas aussi infréquentables que leur réputation l’a laissé croire.
Bon, on ne parle pas de chefs-d’œuvre. On parle de films fantasy YA efficaces, calibrés pour le divertissement, avec assez d’action et de mythologie pour occuper une soirée sans demander grand-chose de plus.
Deux films, une mythologie ado bien calibrée
Dans le premier, Percy découvre qu’il n’est pas un ado ordinaire mais le fils de Poséidon. Il rejoint alors une école d’entraînement pour enfants de dieux, apprend à comprendre ses pouvoirs, tente d’empêcher un conflit entre divinités de l’Olympe et cherche aussi à sauver sa mère des griffes de Hadès.
Le deuxième repart de la Toison d’or. Percy et ses compagnons se lancent dans une quête pour la récupérer afin de sauver le Camp Half-Blood. C’est plus léger, moins fin, mais l’idée reste limpide, une aventure ado nourrie de monstres, de dieux et d’un imaginaire pop très lisible.
Le vrai sujet, c’est l’écart avec les romans
Là où ça coince depuis le début, c’est la fidélité. Beaucoup de lecteurs des romans préfèrent clairement la série plus récente de Disney+, jugée plus proche du matériau d’origine. Et sur ce point, leur reproche tient.
Le critique Justin Kim résumait assez bien ce sentiment à propos du premier film, « Même si sa mauvaise réputation est peut-être exagérée, Percy Jackson et les Olympiens : Le voleur de foudre reste un film peu impressionnant qui justifie largement la colère des lecteurs réclamant une meilleure adaptation ».
Pourquoi ce succès compte pour Netflix
Ce rebond dit quelque chose de très concret sur Netflix. Un catalogue peut redonner de la valeur à des films mal classés dans la mémoire collective, surtout quand ils reposent sur une licence connue, un casting identifiable avec Logan Lerman, Alexandra Daddario et Brandon T. Jackson, et une promesse simple à consommer.
Bref, ces films ne réparent pas leur rapport compliqué aux romans. Mais leur percée rappelle qu’entre la réception critique et l’usage réel d’une plateforme, il y a souvent un monde. Et pour les vieilles franchises YA, ce monde-là reste très vivant.