En bref
- Le MCU pourrait enfin tourner la page Magneto
- Orchis et Sinister collent mieux au reboot
- Le vrai enjeu, renouveler le conflit mutant
Le futur des X-Men au MCU va se jouer juste après Avengers: Secret Wars, présenté comme un reboot de la franchise. Et si les rumeurs évoquent bien un Magneto incarné possiblement par Adam Driver, avec une jeune équipe entourée de figures plus âgées comme Professor X, Emma Frost et lui, le vrai sujet est peut-être ailleurs. Repartir de zéro pour refaire encore Magneto en grand méchant, ce serait quand même un peu court.
Le reboot a besoin d’un autre visage du conflit mutant
Chez Fox, Magneto a déjà occupé énormément d’espace, dans deux des trois premiers films puis comme personnage central des préquels. Résultat, le personnage reste fort, mais l’effet de découverte, lui, a disparu.
Pour un reboot mutant, l’intérêt serait plutôt d’attaquer le conflit par un autre angle. Pas seulement un affrontement idéologique entre mutants, mais des menaces plus diffuses, plus modernes, parfois plus inquiétantes aussi.
Des ennemis collectifs, plus MCU que jamais
Le Hellfire Club a déjà été utilisé, mais sans convaincre vraiment. Dans X-Men: First Class, on retient surtout la naissance des X-Men, un Sebastian Shaw joué par Kevin Bacon et une version d’Emma Frost jugée décevante. Pourtant, l’idée reste bonne. Un cercle mondain de riches donateurs, avec des mutants cachés à son sommet, et même un ancien membre comme Howard Stark, ça donne une menace sociale que de jeunes héros auraient du mal à lire.
Et puis il y a Orchis, sans doute l’option la plus prête pour le MCU. Introduit en 2019 dans House of X #1 par Jonathan Hickman et Pepe Larraz, ce groupe réunit des forces humaines comme Hydra, SHIELD, AIM ou Alpha Flight. Leur logique est simple, les mutants mèneraient à l’extinction humaine. En gros, c’est une machine institutionnelle capable de revenir sur plusieurs films, avec les Sentinels, Nimrod et même un lien possible avec Damage Control.
La piste psychologique que les films X-Men ont peu explorée
Autre virage possible, Shadow King. Le personnage a déjà existé à l’écran dans Legion, série liée aux mutants via David Haller, le fils de Professor X. Mais au cinéma, on n’a jamais vraiment vu ce type de menace.
Sous le nom d’Amahl Farouk, apparu dans The Uncanny X-Men #117 en 1979 grâce à Chris Claremont et John Byrne, il est présenté plus tard comme le premier mutant malveillant croisé par Xavier. Son intérêt est limpide, un ennemi psychique, capable de changer de corps, impossible à régler avec un simple combat. Et pour une jeune Jean Grey, ce serait un test parfait.
Stryker et Mister Sinister, deux options plus mordantes
William Stryker a déjà été vu dans X2: X-Men United, X-Men Origins: Wolverine et X-Men: Days of Future Past. Sauf que sa version comics est plus dure. Là, ce n’est pas un chef paramilitaire lié à Weapon X, mais un prédicateur qui présente les mutants comme des démons. Dans le climat actuel, cette mécanique de peur collective serait redoutable, surtout si elle croise Damage Control ou Orchis.
Mais la piste la plus forte reste sans doute Mister Sinister. Les derniers films X-Men et The New Mutants avaient déjà semé son nom. Avec une jeune Jean Grey et un jeune Cyclops, son obsession génétique, le clonage et son projet de créer un mutant capable un jour de battre Apocalypse offriraient au MCU quelque chose de plus tordu, et franchement plus neuf. C’est souvent là qu’un reboot commence vraiment, pas en répétant ses réflexes, mais en choisissant ce qu’il ose changer.