En bref
- Pas de retour pour Deckard ni K
- Les réplicants dominent désormais les humains
- La série vise un Blade Runner solaire
La vraie surprise de Blade Runner 2099, ce n’est pas seulement son premier aperçu. C’est le message qu’il envoie à la franchise. Pas de caméo facile, pas de béquille nostalgique, et un futur assez lointain pour couper net les spéculations autour de Rick Deckard ou de K. Silka Luisa, la showrunneuse, l’assume, aucun des mêmes personnages n’est encore là.
Pas de nostalgie facile pour raccrocher les wagons
Depuis l’annonce en 2022, beaucoup attendaient surtout une chose, voir comment la série allait se raccorder aux films. La réponse est assez claire. Blade Runner 2099 se place si loin dans la chronologie que les héros incarnés par Harrison Ford et Ryan Gosling ne feront pas d’apparition. Pour une saga qui a toujours vécu dans l’ombre de ses icônes, le choix est intéressant, quand même. Il oblige la série à exister par elle-même.
Un monde où les humains ont perdu la main
Côté histoire, les cinquante années qui séparent le dernier film de cette série n’ont rien arrangé. Un soulèvement des réplicants a rebattu les cartes, au point de faire des humains des citoyens de seconde zone, pendant que les réplicants occupent désormais la position dominante.
Au centre, on retrouvera Michelle Yeoh dans le rôle d’Olwen, une Blade Runner réplicante. Face à elle, Hunter Schafer, vue dans Euphoria, joue Cora, une humaine en fuite et sa partenaire. Olwen traque des réplicants dissidents portés disparus, tout en affrontant une donnée très Blade Runner dans l’esprit, sa propre fin approche.
Ridley Scott reste dans l’équation
La série ne repart pas de zéro pour autant. Silka Luisa explique avoir échangé avec Michael Green, scénariste de Blade Runner 2049, mais aussi avec Ridley Scott. Elle raconte même que pouvoir parler avec celui qui a réalisé son film préféré relevait presque de l’expérience unique.
Surtout, elle insiste sur un point, la présence de Ridley Scott dans le développement comptait visuellement comme narrativement. Certains éléments de canon mythologique de son film sont repris ici, et l’équipe voulait à la fois son feu vert et son éclairage sur ses intentions de départ. Bref, on est dans la continuité, pas dans la copie.
Blade Runner, mais sous le soleil
Là où Blade Runner 2099 tente un vrai écart, c’est sur l’atmosphère. Fini, ou en tout cas atténué, le couple pluie perpétuelle et noirceur glacée. Silka Luisa parle d’un « sunshine noir », un noir solaire. L’expression peut sembler bizarre, mais l’image est nette, climat chaud, air collant, beaucoup de côte, souvent Santa Monica.
Selon elle, la série parle d’une naissance, celle d’une ville, d’une ère des réplicants, et aussi de personnages qui découvrent qui ils sont vraiment. C’est sans doute là que se joue l’enjeu. Non pas répéter Blade Runner, mais voir ce que son monde raconte quand on allume enfin la lumière. Prime Video prévoit la sortie plus tard cette année, et un panel est déjà programmé vendredi au San Diego Comic-Con.