En bref
- Zach Cregger dirige son héros avec trois modèles cultes
- Austin Abrams joue surtout un survivant dépassé
- Le film sort le 18 septembre 2026
Si vous vouliez savoir quel Resident Evil prépare Zach Cregger, il suffit presque de regarder ses références. Pour guider Austin Abrams, le réalisateur lui a demandé de naviguer entre John McClane, Marty McFly et Kevin McCallister. Dit comme ça, c’est bizarre. En pratique, ça raconte très bien le film.
Trois références qui disent tout du film
Lors d’un échange après la projection de 20 minutes du long-métrage, Zach Cregger a expliqué qu’avec Austin Abrams, il se demandait scène par scène si le personnage relevait davantage de McClane ou de McFly. Et, la plupart du temps, la réponse était claire. Selon lui, Bryan est d’abord un type perdu, qui ne sait pas quoi faire, avant d’avoir parfois droit à un moment plus frontal, façon Die Hard.
Le cinéaste a même raconté qu’il arrivait de dire à son acteur qu’il était carrément Kevin McCallister. Bon, l’image surprend, mais elle a du sens. On n’est pas face à un héros qui contrôle tout, plutôt à quelqu’un qui bricole sa survie en temps réel.
Un retour à la survie plutôt qu’au grand spectacle
C’est là que le projet devient intéressant. Resident Evil ne reprend pas mécaniquement l’intrigue d’un jeu précis. Le film part sur une histoire inédite, mais revient à la base de la franchise, un survivant isolé, peu équipé, encerclé par des menaces très concrètes.
En gros, Bryan devrait passer plus de temps à chercher des balles qu’à exhiber des armes. Cette idée compte, parce qu’elle ramène la saga à ce qu’elle faisait de mieux au départ, la gestion du manque, la panique, le calcul permanent.
Pourquoi cette lecture colle si bien à Resident Evil
Le rapprochement avec Kevin McCallister et John McClane repose sur la même logique, survivre avec ce qu’on a sous la main. L’un pose des pièges improbables, l’autre encaisse et improvise. Ce n’est pas très loin de l’esprit des jeux, où l’on avance avec quelques munitions, un couteau qui casse vite et, parfois, un lance-roquettes au milieu d’une marée de monstres.
Quant à Marty McFly, Zach Cregger va chercher autre chose, le côté vif, sarcastique, débrouillard. Celui qui entre dans une situation trop grande pour lui et tente quand même de s’en sortir. Clairement, ça ressemble beaucoup à l’expérience Resident Evil la plus pure, celle où vous ouvrez une porte en pensant respirer un peu, puis tombez sur un problème bien plus gros que prévu.
Des attentes déjà très hautes pour 2026
Le contexte aide aussi. Après Barbarian et Weapons, Zach Cregger arrive avec un vrai capital confiance. Et les premiers retours de cette projection test vont dans le bon sens, avec des réactions décrites comme positives.
Le film sortira au cinéma le 18 septembre 2026. D’ici là, ce choix de références dit déjà quelque chose d’important, Resident Evil semble vouloir retrouver la tension du jeu avant de courir après le folklore de la licence. À moyen terme, c’est sans doute la meilleure nouvelle possible pour une adaptation qui a souvent confondu ampleur et identité.