- Ouverture mondiale d’environ 287 millions d’euros
- Meilleur démarrage 2026 devant Mario
- Familles, timing et marque Pixar ont joué
Le carton de Toy Story 5 dépasse le simple score du week-end. Avec environ 287 millions d’euros au lancement mondial, dont 147 millions d’euros aux États-Unis et 140 millions d’euros à l’international, le film de Disney et Pixar devient le plus gros démarrage de 2026. Il passe devant The Super Mario Galaxy Movie, qui avait ouvert à environ 121 millions d’euros sur le marché américain et a déjà dépassé les 920 millions d’euros au box-office mondial.
Le vrai moteur, c’est encore le public familial
Depuis la pandémie, la salle ne fonctionne plus comme avant. Pour faire bouger les gens de leur canapé, il faut une proposition simple, lisible, collective. Et sur ce terrain, le cinéma familial garde une longueur d’avance.
On le voit déjà cette année avec Mario, et la tendance ne date pas d’hier. Les plus gros succès de 2025 étaient presque tous pensés pour tous les âges, de Ne Zha 2 à Zootopia 2, en passant par Lilo et Stitch, A Minecraft Movie et Avatar: Fire and Ash. Toy Story 5 arrive donc sur un terrain très favorable, pas juste avec une bonne marque.
Une fenêtre de tir presque idéale
Le calendrier a aussi fait le travail. Sortir en plein été, quand les enfants n’ont plus l’école, c’est utile. Sortir sans rival direct, c’est encore mieux.
Il n’y avait pas d’autre film d’animation dans le top 10 du moment. The Super Mario Galaxy Movie avait déjà perdu de l’élan après plusieurs semaines. Du côté de The Mandalorian and Grogu, le film n’a pas tenu ses promesses au box-office, et sa cinquième semaine ne pesait plus vraiment. Même logique pour Masters of the Universe, qui a largement déçu. Les nouveautés du week-end, The Death of Robin Hood et Leviticus, visaient surtout les adultes. Résultat, la voie était libre.
Pixar vend moins bien le neuf, mais ses héros rassurent toujours
C’est le paradoxe du moment chez Pixar. Le studio a plus de mal à imposer ses créations originales, surtout depuis l’époque où plusieurs films ont été envoyés directement sur Disney+. Mais quand il remet en avant des personnages déjà aimés, le public répond encore.
Le contraste est net. Inside Out 2 a fini à environ 1,55 milliard d’euros dans le monde. A l’inverse, Elio n’a rapporté qu’environ 142 millions d’euros, son plus faible total. Elemental avait sauvé les meubles avec environ 456 millions d’euros malgré un départ compliqué, là où Lightyear a raté sa cible et Hoppers a fait un score moyen. En gros, la marque Pixar compte encore, mais surtout quand elle s’appuie sur des visages connus.
Une franchise qui a su rester dans son époque
L’autre point, c’est la pertinence. Beaucoup de sagas durent. Peu restent désirables après plus de trente ans.
Toy Story a réussi ce virage en changeant progressivement de centre de gravité. Après la trilogie d’Andy, Toy Story 4 avait déplacé le regard vers Bonnie. Ce cinquième film continue avec une idée assez juste, la concurrence entre les jouets classiques et la tech dans la chambre des enfants. L’intrigue suit Jessie, Buzz Lightyear, Woody et les autres face à Lilypad, une nouvelle tablette qui chamboule tout.
Et le public a validé. Le film affiche 93% chez les critiques sur Rotten Tomatoes, 95% côté spectateurs, ainsi qu’un A sur CinemaScore. Il bat aussi le démarrage américain de Toy Story 4, qui culminait à environ 111 millions d’euros. Clairement, ce succès ne dit pas seulement que Toy Story marche encore. Il dit surtout quelles franchises Hollywood peut encore emmener très haut dans les mois qui viennent.