En bref
- Toy Story 5 dépasse le milliard mondial
- Le film devient le plus gros succès de 2026
- Critiques et public restent massivement conquis
Le plus intéressant avec Toy Story 5, ce n’est pas seulement son score. C’est ce qu’il raconte de Hollywood en 2026, où la nostalgie peut encore remplir les salles, à condition de ne pas tourner totalement à vide.
Avec environ 940 millions d’euros (1,022 milliard de dollars) de recettes mondiales, le cinquième volet prend la tête du box-office annuel. Il devient aussi le plus gros succès de toute la franchise. Un cap franchi grâce à environ 412 millions d’euros (448 millions de dollars) sur le marché domestique et environ 528 millions d’euros (573 millions de dollars) à l’international.
Le milliard qui change l’échelle
Dans les faits, Toy Story 5 rejoint seulement deux autres films sortis cette année au-dessus du milliard, The Super Mario Galaxy Movie et Michael. Et il les dépasse.
On pouvait croire la saga incapable de retrouver un tel niveau après un quatrième film déjà vu par beaucoup comme un prolongement de trop. Résultat, le cinquième épisode fait mieux que tous les précédents. Pas mal, quand même, pour une série que beaucoup estimaient devoir s’arrêter au troisième film.
Un cinquième film qui parle de technologie
Le cœur du film, lui, regarde du côté des écrans. Les jouets ne se battent pas contre un méchant classique, mais contre Lilypad, une nouvelle tablette bien décidée à influencer la manière dont Bonnie occupe son temps.
L’idée peut sembler un peu légère sur le papier. Elle a pourtant le mérite d’ancrer la saga dans un problème très contemporain, presque domestique. Et le film ne s’arrête pas à ce ressort-là, puisqu’il renvoie aussi Jessie dans le foyer où elle s’est éveillée pour la première fois, avec en prime une vraie réflexion sur l’abandon.
Critiques et public suivent encore
Autre surprise, la réception ne s’est pas effondrée. Sur Rotten Tomatoes, le film tient à 92% côté critiques et à 94% côté public.
La critique Lexi Amoriello y voit même « une histoire réconfortante sur le fait de grandir et de vieillir, tout en essayant de conserver et de chérir ce qui rend l’enfance si particulière, la créativité, l’émerveillement et les liens sincères ». Du côté des spectateurs, le retour qui domine est plus simple, mais clair, le film alterne rire et émotion avec une efficacité redoutable, y compris pour les enfants.
Pourquoi ce succès compte au-delà de la saga
Le cas Toy Story 5 est intéressant parce qu’il contredit une fatigue qu’on pensait installée. Oui, le cinéma recycle ses marques. Oui, la nostalgie est devenue une matière première. Mais parfois, elle retrouve un peu de fraîcheur.
Et c’est sans doute là que ce score compte. Le premier Toy Story date de 1995, ce qui paraît presque irréel aujourd’hui. Voir ce cinquième opus devenir à la fois le plus gros film de l’année et le record de la série montre qu’une franchise vieillissante peut encore parler du présent, si elle trouve le bon angle.