Après Toy Story 5, ces suites Pixar manquent vraiment à l’appel

Le bel accueil de Toy Story 5 relance une vieille question chez Pixar : quels films du studio mériteraient enfin une vraie suite, et pourquoi ?

Wall-E
Image d'illustration. Wall-E — Pixar / PR-ADN
  • Toy Story 5 relance le débat des suites Pixar
  • Trois films ressortent nettement du lot
  • Le contexte compte autant que la nostalgie

Le plus intéressant avec Pixar, ce n’est pas qu’il fasse des suites. C’est qu’il choisisse parfois les mauvaises priorités. La sortie de Toy Story 5, bien accueillie avec 93% sur Rotten Tomatoes, remet ça au centre de la table. Alors que pas mal de spectateurs saturent des franchises à rallonge, cette série-là continue de tenir debout, avec un vrai capital affectif.

La source y voit une preuve assez simple : quand le studio met encore du cœur dans une histoire, le public suit. Et ce n’est pas un cas isolé. The Incredibles ou Finding Nemo ont déjà montré qu’une suite chez Pixar peut prolonger un univers sans l’user tout de suite.

Le paradoxe Pixar après Toy Story 5

Ce contraste est frappant. D’un côté, les suites fatiguent. De l’autre, certaines manquent franchement à l’appel. La liste avancée ici ne repose pas sur la simple nostalgie, même si elle compte, mais sur une question plus large : quels films ont encore quelque chose à explorer, narrativement ou thématiquement ?

Et c’est là que trois titres reviennent. Pas forcément les plus évidents si vous regardez seulement le box-office récent, mais clairement ceux qui ont laissé un monde ouvert derrière eux.

A Bug’s Life et Wall-E, même attente, pas le même défi

A Bug’s Life reste un cas étrange. Sorti en 1998, le film a rapporté 363 millions de dollars, soit environ 334 euros millions (363 millions de dollars), pour un budget de 120 millions de dollars, environ 110 euros millions (120 millions de dollars). Il avait donc trouvé son public, et la source insiste sur un point juste : le film a bien vieilli. Son animation, ses thèmes, son idée de solidarité face à une force écrasante, tout ça parle encore aujourd’hui. Une suite tardive pourrait miser à la fois sur cette actualité et sur le retour des spectateurs qui ont grandi avec lui.

Avec Wall-E, l’équation change. Le film de 2008 a, lui aussi, très bien marché, avec 521 millions de dollars, soit environ 479 euros millions (521 millions de dollars), pour un budget de 180 millions de dollars, environ 166 euros millions (180 millions de dollars). Critiques et public étaient alignés, 95% d’un côté, 90% de l’autre sur Rotten Tomatoes. Mais Jim Morris, président de Pixar, expliquait en 2016 à Entertainment Weekly que le film était « une histoire d’amour qui avait son début, son milieu et sa fin ». Difficile de lui donner tort. Bon, la piste d’une Terre à reconstruire existe, et elle pourrait porter un récit plus optimiste qu’on ne l’imagine.

Onward, la suite qui a surtout raté son moment

Le cas de Onward est plus frustrant. Le film raconte une histoire complète, oui, mais son univers fantasy et sa magie peuvent largement s’étendre. Les deux frères au centre ont le profil pour revenir, même si la disponibilité de Tom Holland et Chris Pratt poserait forcément question.

Surtout, son absence de suite tient peut-être moins au film qu’au calendrier. Onward est sorti au début de la pandémie de COVID-19 et a fait perdre de l’argent à Pixar. La source rappelle donc un point essentiel : l’échec commercial ne dit pas toujours tout sur le potentiel d’une franchise. Dans un contexte normal, le résultat aurait pu être très différent. Et à moyen terme, c’est peut-être ça, le vrai sujet pour Pixar : distinguer les films épuisés des films simplement sortis au mauvais moment.