- Supergirl reçoit des avis mitigés à positifs
- Le ton évoque plus Mad Max que Superman
- Un test important pour le DCU
Le plus intéressant, ici, ce n’est pas de savoir si Supergirl plaît moins que Superman. C’est presque déjà acté. Ce qui se joue, une semaine avant la sortie du deuxième long-métrage du DCU par Warner Bros. Pictures et DC Studios, c’est la capacité de cet univers à ne pas se répéter.
Un film spatial plus rugueux que prévu
Les premiers retours décrivent un objet nettement plus sale, plus heurté, plus mélancolique que ce que son titre pouvait laisser croire. Chez ComicBook, Chris Killian parle d’une aventure spatiale à la fois crasseuse, drôle et étonnamment sombre. Sa comparaison est parlante, il rapproche le film d’un mélange entre Guardians of the Galaxy, True Grit et surtout Mad Max.
Ce décalage compte. On attend souvent d’un film lié à Superman une continuité de ton, alors que celui-ci semble chercher ailleurs, du côté des planètes lointaines, d’un univers plus vaste et d’une identité visuelle plus marquée. Chris Killian insiste aussi sur les effets pratiques, le maquillage, le design et les marionnettes, qu’il juge au niveau des Oscars, avec un Krypton particulièrement réussi.
Milly Alcock convainc, le film moins unanimement
S’il y a un point qui ressort, c’est Milly Alcock. Plusieurs avis saluent sa version de Kara Zor-El, plus dure, plus accidentée. Tyler Taing, de DiscussingFilm, apprécie justement cette héroïne à l’arête plus vive, tout en reprochant au film de mettre trop de temps à démarrer et de ne jamais vraiment suivre son énergie.
Chez io9, Germain Lussier trouve le film très plaisant et le voit comme un bon complément à Superman, avec de meilleurs personnages et des relations plus complexes. Mais il note aussi qu’il frappe moins fort que le film de James Gunn. Et puis il y a le revers, plus sec. John Nguyen, de Nerd Reactor, juge l’ensemble assez fade et regrette que l’héroïne n’ait pas eu un matériau plus solide.
Pourquoi ce résultat compte pour le DCU
Ce film ne sert pas seulement à raconter Supergirl. Il doit aussi combler des zones du récit autour de son lien avec son cousin, ouvrir d’autres coins du cosmos, et faire entrer Lobo dans la partie avec Jason Momoa. Bon, ce n’est pas un détail. Pour un univers partagé, ce genre d’introduction pèse souvent plus qu’un simple score critique.
Le studio n’a d’ailleurs jamais vendu un clone de Superman. La promesse, c’était une héroïne différente, un ton différent, une autre texture. Les réactions semblent confirmer exactement ça, même si tout le monde n’adhère pas.
DC peut encaisser un faux pas relatif
Il y a aussi un peu de mémoire courte dans ce type de débat. Superman affiche 83 % sur Rotten Tomatoes et a dépassé environ 535 millions d’euros (618 millions de dollars) au box-office mondial. Forcément, la comparaison n’aide personne.
Mais un univers en construction n’a pas besoin que chaque film répète ce niveau. Marvel Studios l’a déjà montré après Iron Man, avec The Incredible Hulk puis Iron Man 2, des pièces utiles sans avoir le même prestige. Côté DC, Clayface est déjà bouclé et Man of Tomorrow tourne. Résultat ? Si Supergirl installe durablement Milly Alcock face à David Corenswet et pose Lobo pour la suite, le film peut compter, même sans faire l’unanimité. Et pour le DCU, à moyen terme, c’est sans doute ça le vrai test.