Spielberg face à l’été morose, Disclosure Day déjà sous pression

Image d'illustration. Disclosure DayUniversal Pictures / PR-ADN
Le nouveau film SF de Steven Spielberg vise environ 31 à 35 millions d’euros au démarrage. Un test grandeur nature pour un été 2026 qui patine.
En bref
- Disclosure Day viserait 31 à 35 millions d’euros
- Les gros films d’été 2026 peinent encore
- Spielberg joue plus qu’un simple lancement
Steven Spielberg reste un nom énorme. Mais au box-office, ce nom ne suffit plus automatiquement, et Disclosure Day arrive justement au moment où les gros films d’été 2026 enchaînent les départs mous.
Un démarrage correct, pas rassurant
D’après The Wrap, le nouveau film de SF original de Spielberg viserait entre environ 31 et 35 millions d’euros (35-40 M$) sur son premier week-end aux États-Unis. Même l’hypothèse haute resterait sous Ready Player One, qui avait ouvert à environ 37 millions d’euros (41,7 M$) en 2018.
Le contexte n’aide pas à relativiser. The Mandalorian and Grogu avait démarré à environ 72 millions d’euros (81,6 M$) avant de fortement chuter, tandis que Masters of the Universe s’était contenté d’environ 26 millions d’euros (29,4 M$), déjà sous ses projections modestes. Si Disclosure Day colle au bas de sa fourchette, il ne cassera pas franchement cette tendance.
Pourquoi le film peut encore surprendre
Sur le papier, le film n’a pas besoin d’un record absolu pour respirer. Son budget de production est annoncé à environ 101 millions d’euros (115 M$), hors marketing et distribution. C’est moins que The Mandalorian and Grogu, autour de 145 millions d’euros (165M$), et moins aussi que Masters of the Universe, estimé entre 149 et 176 millions d’euros (170-200 M$).
Le vrai seuil à surveiller, selon The Wrap, tourne plutôt autour de 44 millions d’euros (50 M$) au lancement domestique pour placer le film sur de bons rails. Pas gagné, mais pas hors de portée non plus.
Car les signaux sont bons. Les premiers retours ont été très positifs, avec un score Rotten Tomatoes d’abord parmi les meilleurs pour une SF signée Spielberg, même s’il a ensuite légèrement baissé. Les critiques parlent d’un de ses films les plus solides depuis des années, à la fois émotionnel, spectaculaire et pensé pour le grand écran. Et ça, en salle IMAX, peut compter.
Au-delà du film, le vrai test de l’été
Autre point intéressant, Disclosure Day n’affronte pas de concurrence frontale évidente sur son public principal. Bon, on aurait pu dire la même chose de The Mandalorian and Grogu et de Masters of the Universe. Résultat, prudence.
Ce qui ressort de cet été, c’est surtout l’élan des films d’horreur indépendants visant un public plus jeune, comme Obsession ou Backrooms. Les gros morceaux censés incarner la saison n’ont pas vraiment pris. Du coup, Disclosure Day va servir de test assez clair, soit le problème venait de ces films-là, soit les habitudes du public ont encore bougé.
Et il y a le cas Spielberg. Il reste le réalisateur ayant généré le plus de recettes de l’histoire, porté par Jaws, Raiders of the Lost Ark, E.T. ou Jurassic Park. Sauf que cette domination date surtout d’une autre époque. Si Disclosure Day dépasse les attentes, ce ne sera pas juste une bonne nouvelle pour un film, mais un indice sur ce que le blockbuster adulte peut encore peser en 2026.