Netflix a peut-être trouvé sa prochaine franchise animée à croiser

Image d'illustration. KPop Demon HuntersNetflix / PR-ADN
Le succès de Netflix avec KPop Demon Hunters relance une idée simple, croiser ses films animés maison. Et certains candidats collent étonnamment bien.
En bref
- Netflix peut étendre KPop Demon Hunters
- Cinq films animés sont évoqués pour un crossover
- Nimona et Mitchells ressortent le plus
Le vrai sujet, ce n’est pas juste un fantasme de fans. Avec KPop Demon Hunters, Netflix a peut-être mis la main sur un socle de franchise capable de relier une partie de son catalogue animé maison. Le film autour de Huntrix est présenté comme l’un des plus gros projets animés jamais diffusés sur la plateforme, et une suite est déjà dans l’air. Forcément, la question du crossover arrive vite.
Netflix tient enfin un univers à raccorder
Ce qui change ici, c’est l’échelle. Rumi, Mira et Zoey ne sont pas juste des héroïnes qui pourraient revenir dans un deuxième film, elles peuvent devenir une porte d’entrée vers d’autres licences animées de Netflix. Et dans un catalogue où beaucoup de longs-métrages restent sans suite confirmée, les faire se rencontrer est aussi une manière de relancer l’intérêt sans repartir de zéro.
Deux pistes très visuelles, du kaiju au stop-motion
Le duo le plus spectaculaire, c’est sans doute Ultraman Rising. Mélanger les démons de KPop Demon Hunters et les kaiju d’Ultraman, sur le papier, ça a une vraie allure. L’idée tient aussi pour une raison très simple, les deux films utilisent une animation CG très travaillée. Même sans suite annoncée pour Ultraman Rising, ce serait une façon assez propre de ramener le héros japonais.
À l’inverse, Wendell et Wild joue la carte du surnaturel pur. Le film porté par Keegan-Michael Key et Jordan Peele, autour de Kat, semble presque compatible naturellement avec l’univers démoniaque de Huntrix. Le point délicat, c’est le choc des formes, stop-motion d’un côté, CG de l’autre. Mais justement, ce mélange de styles pourrait faire le charme du projet.
Des ponts plus industriels que narratifs
The Monkey King n’évolue pas dans le présent, mais son ancrage culturel colle bien mieux qu’on pourrait le croire. Le film de 2023 reprend Journey to the West, le récit qui a aussi influencé Dragon Ball, avec de l’action et de l’humour. Pas de suite confirmée là non plus, donc un rapprochement avec Huntrix servirait aussi de rappel utile.
Et puis il y a Mitchells Vs. The Machines, le cas le plus simple à produire. La raison est moins créative qu’industrielle, les deux films viennent de Sony Pictures Animation. La famille Mitchell ne chasse pas les démons, mais son rapport chaotique à la technologie pourrait très bien se mêler à cet autre chaos si machines et créatures décidaient de faire équipe. Une suite est déjà en préparation, avec même la possibilité de caméos croisés dans de futurs films.
Pourquoi Nimona reste le choix le plus évident
S’il faut garder un nom, c’est Nimona. Le film reste l’un des plus visibles de Netflix, avec une vraie reconnaissance critique et une nomination aux Oscars 2024 pour l’animation. Aucune suite n’a été confirmée, et c’est justement là que le croisement avec Huntrix devient intéressant.
Les deux mondes sont presque opposés. C’est précisément pour ça que l’idée fonctionne. Si Netflix veut passer du bon film animé isolé à un écosystème plus lisible, ce genre de rencontre pourrait peser bien plus qu’un simple clin d’œil.