La série techno-thriller qui a servi d’inspiration au film Backrooms de Kane Parsons

Image d'illustration. BackroomsA24 / PR-ADN
Avant de réaliser son film « Backrooms », Kane Parsons s’est inspiré d’une série de techno-thrillers. Cette influence majeure a contribué à façonner l’atmosphère et les codes narratifs de son univers cinématographique.
Tl;dr
- « Backrooms » s’inspire fortement de « Mr. Robot ».
- Kane Parsons a imaginé une série, non un film.
- L’influence des univers numériques y est centrale.
Une inspiration issue de l’ère numérique
Au croisement des genres et des influences, « Backrooms » marque une rupture bienvenue dans le paysage saturé de franchises. Alors que certains blockbusters semblent tourner en rond, la création de Kane Parsons s’impose comme une bouffée d’air frais, nourrie par l’énergie brute des univers digitaux. Pour qui s’y penche d’un peu plus près, il devient évident que le phénomène n’a rien de soudain ou d’inexplicable.
L’empreinte de « Mr. Robot » sur « Backrooms »
Le réalisateur ne cache d’ailleurs pas ses inspirations majeures. Lors d’une conversation publiée par io9/Gizmodo, un échange entre Sam Esmail, créateur de « Mr. Robot », et Parsons révèle l’importance déterminante de la série américaine dans le processus créatif du jeune cinéaste. Après avoir visionné « Mr. Robot » « huit ou neuf fois » (« Je pense que j’aime vivre dans le monde de ‘Mr. Robot’. […] Ça correspond à la façon dont j’essaie de ressentir la réalité », admet-il), Parsons affirme combien ce thriller technologique a guidé sa propre approche narrative.
D’une websérie à une vision sérielle avortée
Fait notable : la genèse de « Backrooms » s’enracine davantage dans le format épisodique que dans celui du long-métrage traditionnel. Initialement, Parsons envisageait son projet comme une série, écho direct à sa première web-série sur YouTube – déjà marquée par une atmosphère anxiogène et des visuels décalés hérités de « Mr. Robot ». Le jeune réalisateur cite également d’autres œuvres comme « Utopia » (Channel Four) et « Devs », dont la convergence thématique a consolidé sa volonté d’explorer les frontières du réel et du virtuel.
Sensibilité moderne et résonances psychologiques
Ce n’est pas un hasard si l’histoire principale met en scène Clark (Chiwetel Ejiofor), personnage en proie à une psyché fragmentée, tout comme Elliot Alderson dans « Mr. Robot ». Les séances avec Mary (Renate Reinsve) ou encore cette atmosphère onirique participent d’une réflexion contemporaine sur la perception et l’identité à l’ère numérique.
Si « Backrooms » séduit tant aujourd’hui, c’est parce qu’il puise avec finesse dans ces codes culturels récents pour leur insuffler une vitalité nouvelle – preuve que le renouvellement du cinéma peut naître là où on ne l’attend pas toujours.