En bref
- Leterrier dit ne pas avoir vu le script
- Diesel affirmait pourtant l’avoir lu en entier
- La sortie 2028 paraît moins crédible
Le plus étrange dans Fast et Furious 11, ce n’est plus son retard. C’est ce décalage frontal entre ce que raconte Vin Diesel et ce que laisse entendre Louis Leterrier.
Quelques mois après avoir annoncé le titre Fast Forever et une sortie au 17 mars 2028, Vin Diesel expliquait avoir lu une version du script. Il la décrivait comme la meilleure qu’il ait eue entre les mains depuis des décennies, au point d’en pleurer. Sur le papier, le message était limpide, la machine avançait, et la fin de saga prenait forme.
Un script célébré, mais invisible pour le réalisateur
Sauf que Louis Leterrier, lui, a confirmé qu’il n’avait pas vu ce fameux script. Et là, forcément, ça coince. Qu’un acteur très impliqué ait accès à un texte avant le metteur en scène, ce n’est pas totalement impossible. Mais pour un film de cette taille, c’est quand même un signal bizarre.
Le plus troublant est ailleurs. Interrogé directement sur ce scénario, Leterrier a lâché qu’il aimerait raconter toute la vérité, mais qu’il ne le pouvait pas. Il a seulement ajouté qu’il y aurait bien une fin, qu’elle serait excellente, puis qu’il se sentait chanceux d’avoir participé à la franchise, avec un mot chaleureux pour Vin Diesel et Universal. Résultat ? On comprend surtout qu’une partie du dossier lui échappe, ou qu’il ne peut pas en parler.
Des obstacles déjà reconnus publiquement
Ce flottement n’arrive pas de nulle part. Peu avant, Alan Ritchson, vu dans Fast X, évoquait déjà pas mal d’obstacles autour de Fast Forever. Selon lui, un nouveau film devrait bien voir le jour, et il pourrait être très bon, mais à condition de régler de gros problèmes, des problèmes bien réels.
Du coup, les propos de Leterrier résonnent autrement. Ils ne ressemblent pas à la communication classique d’un blockbuster qui suit son plan. Ils sonnent plutôt comme le reflet d’un chantier plus instable que prévu.
La date de 2028 paraît soudain beaucoup moins solide
Vous voyez le problème. Si le réalisateur ne peut pas clarifier la situation du script, difficile de croire que tout roule vers une sortie en salles dans moins de deux ans. Et ses réponses ne donnent pas non plus l’impression qu’il dirigera forcément ce dernier volet.
L’attente autour de la conclusion de Fast et Furious change de nature. On ne se demande plus seulement à quoi ressemblera la fin. On se demande si cette fin existe déjà vraiment sous une forme stable. Pour une franchise bâtie sur l’idée d’aller toujours plus vite, l’image est assez ironique, et elle dit quelque chose de plus large sur les grosses sagas hollywoodiennes : annoncer une date, un titre, même une promesse émotionnelle, ne suffit plus à prouver qu’un film est réellement sur les rails.