Disclosure Day : Spielberg répond enfin à la théorie de la suite

Image d'illustration. Disclosure DayUniversal Pictures / PR-ADN
Le nouveau film SF de Steven Spielberg ne cache aucun lien avec Close Encounters of the Third Kind. Mais la rumeur disait quelque chose de son cinéma.
En bref
- Pas de suite cachée entre les deux films
- La rumeur venait des bandes-annonces et du sujet
- Le projet abandonné a nourri d’autres classiques
La réponse tient en un mot, non. Disclosure Day n’est pas une suite secrète de Close Encounters of the Third Kind, malgré des semaines de spéculation autour du nouveau film SF de Steven Spielberg. Et vu le terrain, on comprend pourquoi l’idée a pris.
Cette semaine, le cinéaste revient au grand écran et met fin à huit ans sans nouveau film de science-fiction. Quand Spielberg reparle d’OVNI et d’extraterrestres, le public cherche tout de suite un fil rouge. C’est presque automatique.
Une théorie logique, mais fausse
Dès l’annonce de Disclosure Day, puis surtout après les premières bandes-annonces montrant des soucoupes et quelques aperçus des aliens, une partie des fans s’est convaincue qu’il y avait un lien caché avec Close Encounters of the Third Kind. Même réalisateur, même obsession du contact, même promesse de vérité derrière le mystère. Sur le papier, ça se tient.
Sauf que non. Le nouveau film n’a aucune connexion narrative avec le classique de 1977. Pas de continuité, pas de passerelle discrète, pas de prolongement masqué. Juste deux films de SF signés par le même auteur.
Deux films jumeaux sur le sujet, opposés sur le fond
Le plus intéressant est peut-être ailleurs. Disclosure Day et Close Encounters of the Third Kind parlent bien d’aliens, d’OVNI et de quête de vérité, mais ils ne racontent pas la même chose, ni avec la même sensibilité.
Là où l’un regarde la rencontre avec une forme d’élan optimiste, l’autre choisit une issue beaucoup plus rude. La fin de Disclosure Day renvoie une idée sombre, celle d’une humanité affaiblie par son manque d’empathie. Du coup, les deux films se répondent moins comme une saga que comme un dialogue à distance. Franchement, en double programme, l’ensemble a de l’allure.
Pourquoi une vraie suite aurait été impossible à cacher
Il y a aussi la logique industrielle. Si Disclosure Day avait vraiment été la suite tardive de Close Encounters of the Third Kind, ce serait devenu l’axe central de la promo. Un retour surprise à un film aussi culte, ça ne se cache pas, ça se vend.
Autre détail très concret, les droits. Close Encounters of the Third Kind venait de Columbia Pictures, alors que Disclosure Day sort chez Universal Pictures. Une vraie suite aurait donc impliqué des droits qui, selon la source, relèveraient de Sony. Bref, la théorie se heurtait aussi au réel.
Le faux sequel qui a nourri d’autres classiques
Ce qui trouble encore plus, c’est que Spielberg a bien envisagé un après Close Encounters of the Third Kind. Le projet a porté les noms Watch the Skies, puis Night Skies. Le réalisateur voulait notamment éviter qu’une suite se monte sans lui, comme Universal l’avait déjà fait avec Jaws.
Le film n’a jamais vu le jour. Mais ses idées, elles, ne se sont pas perdues. On en retrouve des traces dans Poltergeist, dans Gremlins, et surtout dans E.T.. C’est là que l’histoire devient plus large qu’une simple rumeur de fans. Chez Spielberg, même les projets abandonnés finissent par contaminer le reste de la culture pop.