Affaire FTX : la condamnation de Sam Bankman-Fried se confirme

Image d'illustration. Sam Bankman-FriedADN
La condamnation du fondateur de FTX est confirmée en appel. Reste encore une carte, très politique, pendant qu'il tente aussi d'obtenir un nouveau procès.
En bref
- Sam Bankman-Fried a été reconnu coupable des sept chefs d’accusation liés à la fraude FTX et au blanchiment d’argent, avec des preuves jugées très solides par la justice.
- l peut encore faire appel devant des juridictions supérieures ou demander un nouveau procès, mais ses chances de succès paraissent faibles.
- Une grâce présidentielle de Donald Trump reste théoriquement possible, ce qui fait de cette affaire un dossier mêlant désormais justice, politique et crypto-monnaies.
Le plus important, c’est que le dossier ne bouge pas sur le fond. La condamnation de Sam Bankman-Fried, fondateur de FTX, vient d’être confirmée par une cour d’appel fédérale, d’après Reuters. Il reste donc en prison, avec sa peine de 25 ans prononcée en 2024.
La condamnation tient, sans vraie zone grise
Sur les faits, la justice ne lui a laissé aucun espace. Sam Bankman-Fried avait été reconnu coupable d’avoir orchestré l’une des plus grosses fraudes financières de l’histoire autour de FTX, avec en plus une condamnation pour blanchiment d’argent.
Et ce n’était pas un verdict partiel. Il faisait face à sept chefs d’accusation, et il a été déclaré coupable sur les sept. Dans sa décision, le juge Barrington Parker a expliqué en substance que les preuves du gouvernement contre lui étaient extrêmement solides. Bref, juridiquement, ce n’est pas le genre de dossier qui vacille au premier appel.
Les portes de sortie se referment, mais pas toutes
Pour autant, l’affaire ne s’arrête pas là. Sam Bankman-Fried et son équipe peuvent encore tenter leur chance devant des juridictions supérieures, y compris la Cour suprême des États-Unis.
Il cherche aussi un nouveau procès. Son argument, c’est que de nouveaux témoignages pourraient modifier la lecture du dossier faite par l’accusation. Il veut même s’y représenter lui-même. Sur le papier, ça existe. Dans les faits, ça paraît quand même très improbable.
La carte politique existe toujours
L’autre voie, beaucoup moins judiciaire, est plus explosive. Sam Bankman-Fried a déposé une demande de grâce officielle auprès de Donald Trump. Pour l’instant, le statut de cette requête apparaît comme « pending » sur le site du département de la Justice des États-Unis.
Plus tôt cette année, Trump avait laissé entendre qu’il ne gracierait pas Sam Bankman-Fried. Reuters rappelle aussi qu’il avait dû se faire rappeler de qui il s’agissait. Ambiance.
Pourquoi cette affaire dépasse le seul cas FTX ?
Ce dossier n’est pas juste un épilogue de l’ère FTX. Il touche aussi au rapport très particulier entre pouvoir politique et crypto. A noter que la Maison-Blanche a accordé pas mal de grâces dans cet univers, pendant que la famille Trump possède sa propre activité crypto, qui lui aurait rapporté plus de 2 milliards de dollars depuis l’arrivée au pouvoir en 2025.
De plus, Donald Trump a été jugé responsable pour fraude par un tribunal de New York et a été inculpé au niveau fédéral pour complot visant à frauder les États-Unis, tandis que la Trump Organization a été condamnée dans une affaire de fraude fiscale, de tromperie envers des investisseurs et de falsification de documents commerciaux. Ce n’est pas un détail, parce que la dernière vraie inconnue du feuilleton est désormais politique, pas judiciaire.