Toy Story 5 aurait pu avoir une autre fin, et Jessie y perdait gros

Pixar avait envisagé une fin bien plus frontale pour Jessie dans Toy Story 5. Un choix écarté qui dit beaucoup du film et de sa réception.

Toy Story 5
Image d'illustration. Toy Story 5 — Pixar / PR-ADN
  • Pixar a changé la fin de Jessie
  • La version abandonnée était encore plus émotive
  • Toy Story 5 séduit critiques et public

On pouvait craindre la suite de trop, celle qui recycle la nostalgie et coche les cases. Visiblement, Toy Story 5 a pris un autre chemin, et la révélation sur sa fin alternative le montre assez bien.

Le film cartonne d’ailleurs autant chez les critiques que chez le public, avec 93% d’un côté et 95% de l’autre. Pas mal pour un cinquième volet que beaucoup regardaient au départ comme une machine à souvenirs. Ce qui ressort, d’après la réception évoquée par la source, c’est un film capable de garder l’ADN de la saga tout en restant dans son époque, avec de l’émotion, de l’humour et un vrai regard sur le temps qui passe.

Une suite soupçonnée de jouer la nostalgie, puis validée

Ce contexte compte, parce que la discussion sur la fin de Jessie n’arrive pas dans le vide. Si le film marche, ce n’est pas seulement grâce au capital affectif accumulé depuis 1995. La source insiste aussi sur autre chose, un antagoniste lié à la tech, des moments plus réflexifs, et une tonalité qui parle autant aux enfants d’aujourd’hui qu’à ceux qui ont grandi avec la franchise.

Bref, la question n’est plus vraiment de savoir si Pixar a ressorti une vieille licence. Elle est plutôt de comprendre comment le studio dose sa nostalgie sans se noyer dedans.

La version retenue referme enfin la blessure de Jessie

Dans le film, Jessie est devenue la shérif des jouets de Bonnie, pendant que Woody part secourir des jouets perdus. Après une série de péripéties, elle se retrouve chez une petite fille, Blaze, qui vit précisément dans la maison où elle a commencé son histoire.

Forcément, le lieu réactive tout. Et surtout la mémoire d’Emily, sa première amie. Le moment clé vient quand Jessie découvre qu’Emily a donné son nom à sa propre fille. Pour elle, c’est énorme. Pendant trente ans, elle a vécu avec l’idée de ne pas avoir compté. Cette scène lui prouve l’inverse, elle a été l’une des influences les plus importantes de la vie d’Emily.

La fin abandonnée allait beaucoup plus loin

Sauf que cette résolution n’était pas le plan de départ. D’après SlashFilm, Kenna Harris, co-scénariste et réalisatrice de Toy Story 5, avait imaginé une conclusion encore plus frontale, avec des retrouvailles entre Jessie et Emily par pur hasard.

Kenna Harris explique ainsi, à propos de cette version exploratoire, « Emily était devenue grand-mère et présentait sa poupée d’enfance adorée à son petit-enfant dans une séquence finale touchante. J’ai dessiné cela pour explorer ce moment si particulier, rempli de nostalgie ».

On voit très bien pourquoi cette idée aurait pu faire plus de dégâts émotionnels encore. Mais le choix final est peut-être plus fin. Au lieu d’offrir une réunion directe, Pixar laisse Jessie comprendre son importance à travers une trace concrète, intime, presque plus crédible. Et ça dit quelque chose d’assez juste sur les grandes sagas actuelles, elles survivent moins par l’escalade que par la précision de leurs adieux.