Refusé en 1995 malgré un énorme cachet, un vrai retour de The Mask refait surface. Et, cette fois, les bonnes personnes semblent enfin alignées.
En bref
- Jim Carrey avait refusé une suite en 1995
- The Mask 2 n’est pas lancé, mais redevient possible
- Carrey reste la condition centrale du projet
Trente et un ans après, le plus étonnant avec The Mask, c’est peut-être ça : ce film n’a jamais eu de vraie suite. Et pourtant, Hollywood avait tenté le coup presque immédiatement.
Une suite existait presque dès 1995
Quand The Mask sort en 1994, le film explose. L’histoire de Stanley Ipkiss, employé de banque timide transformé par un masque magique en version incontrôlable de lui-même, rapporte environ 326 millions d’euros (352 millions de dollars) dans le monde. Le long-métrage installe encore plus Jim Carrey, et propulse aussi Cameron Diaz.
Dans la foulée, une suite est proposée à Jim Carrey. Montant de l’offre, environ 9 millions d’euros (10 millions de dollars). Une somme énorme à l’époque, surtout pour un film qui semblait appeler un deuxième volet presque automatiquement. Sauf que l’acteur refuse.
Face à Barbara Walters en 1995, il explique qu’incarner à nouveau un personnage qu’il a déjà joué ne représente plus un défi créatif. Vu d’aujourd’hui, la décision peut surprendre. Mais son timing compte beaucoup : après Ace Ventura, The Mask et Dumb and Dumber, Carrey pouvait choisir. Et ce choix a clairement élargi sa carrière au lieu de l’enfermer.
Le faux prolongement a surtout confirmé une chose
La franchise a bien tenté de survivre sans lui. En 2005, Son of the Mask prend une autre voie, avec un spin-off centré sur un bébé né avec les pouvoirs du masque. Résultat ? Le film rapporte seulement environ 56 millions d’euros (60 millions de dollars) pour un budget estimé entre environ 78 et 93 millions d’euros (84 à 100 millions de dollars). Difficile de faire plus clair. Ce que beaucoup voyaient comme une marque exploitable seule reposait en réalité sur quelque chose de plus précis: la présence de Jim Carrey, son énergie physique, ses grimaces, son sens du chaos cartoon.
Pourquoi le projet redevient plausible aujourd’hui
Ces derniers temps, le sujet a refait surface grâce à Chuck Russell, au duo Jim Carrey et Cameron Diaz. Le réalisateur dit qu’il y a toujours eu des discussions autour de The Mask 2, et qu’un retour reste envisageable.
Mais avec une condition forte. Carrey a expliqué en 2024 qu’il reviendrait s’il existait une idée solide sur le plan créatif. Diaz, elle, se dit partante seulement si Carrey est impliqué. En gros, tout le monde pointe vers la même évidence : le cœur de cet univers, c’est lui.
Ça ne veut pas dire que le film est proche. Pas de feu vert, pas de calendrier. Mais après des années de silence, les bonnes personnes n’écartent plus l’idée. Et avec la pause créative prise par Carrey après Sonic the Hedgehog 3, l’hypothèse attire forcément l’œil.
Le vrai enjeu, éviter la suite-musée
Ce qui rend le projet intéressant, ce n’est pas seulement la nostalgie. C’est le fait qu’un vrai second chapitre n’a jamais existé. Nuance importante.
Un Stanley Ipkiss plus âgé ouvre même plus de portes qu’une simple redite des années 1990. Le temps passé peut devenir le sujet, pas un détail à contourner. Le masque existe toujours dans cet univers, et Stanley sait mieux que personne ce qu’il déclenche. Il y a donc de la matière, d’autant que le premier film n’explorait qu’une partie du potentiel du concept, avec un ton bien plus léger que celui des comics.
Si The Mask 2 voit un jour le jour, son intérêt sera là. Pas dans le clin d’œil facile, mais dans sa capacité à faire enfin exister une suite que le public n’a, au fond, jamais vraiment eue.