En bref
- David Corenswet annonce un Superman plus mature
- Le pari peut enrichir le personnage
- Mais le DCU joue gros avec cette suite
Le prochain gros test du DCU, ce n’est pas seulement l’arrivée de Man of Tomorrow. C’est la manière dont DC va faire évoluer son Superman sans casser ce qui a marché. Et là, on touche à un point sensible.
Un changement confirmé, mais encore flou
Interrogé par Entertainment Tonight, David Corenswet a expliqué que le personnage serait un peu plus mature dans Man of Tomorrow, avec une approche plus profonde. Il a aussi teasé d’autres éléments plus spectaculaires, notamment Nicholas Hoult dans la War Suit de Lex Luthor.
Le film sortira le 9 juillet 2027 et remettra donc David Corenswet au centre du jeu. Autour de lui, les spéculations continuent, de l’identité du personnage joué par Adria Arjona, souvent associée à Wonder Woman sans confirmation, jusqu’à une possible connexion directe avec Lanterns.
Le vrai risque, c’est le ton du personnage
Sur le papier, voir Clark Kent gagner en maturité a du sens. Du temps a passé depuis Superman, et il est sans doute plus installé dans son rôle. Rien d’étrange là-dedans.
Mais la version de David Corenswet a surtout séduit pour autre chose: une lecture jeune, lumineuse, presque candide du héros. Un Superman qui voit le meilleur chez les autres et refuse de lâcher l’espoir. Si la maturité devient synonyme de personnage plus grave, plus raide, ou un peu moins optimiste, le dosage peut vite devenir délicat.
Un film qui compte plus qu’une simple suite
C’est là que cette annonce prend du poids. Superman a été un film populaire et a donné au DCU un départ plutôt solide. Sauf qu’entre-temps, Supergirl a déçu au box-office cet été, ce qui a forcément rendu une partie du public plus prudente.
Un échec isolé ne suffit pas à faire tomber une franchise. Quand même, Man of Tomorrow doit prouver que le succès de Superman n’était pas un accident heureux. Changer trop fortement la caractérisation du héros serait donc un pari plus risqué qu’il n’en a l’air.
Entre continuité et prudence côté DC
Il y a aussi un détail narratif qui compte. Dans Superman, Clark a appris une vérité majeure sur ses parents biologiques. Malgré ce choc, il a gardé une vision positive du monde. Bref, le voir basculer soudainement vers quelque chose de plus pessimiste semblerait difficile à défendre.
Pour l’instant, les mots de David Corenswet laissent plutôt penser à une évolution légère qu’à une refonte. C’est sans doute le bon cap. Parce que dans un univers partagé, la tentation est souvent de durcir les héros pour signaler qu’ils avancent. Pour Superman, ce n’est pas forcément la meilleure idée. Le personnage a besoin de grandir, oui, mais sans perdre ce qui le rend immédiatement attachant.