En bref
- Les garçons reviennent au premier plan
- Donald Trump reste dans l’équation
- Première le 16 septembre sur Comedy Central
Le signal le plus intéressant de la saison 29 n’est pas son nouveau nom. C’est le fait que South Park semble enfin revenir à ce qui la rend mordante depuis le début, les garçons, la ville, et ce chaos très local qui dit souvent plus sur l’époque qu’un épisode frontalement politique.
Le vrai virage n’est pas dans le nouveau nom
Oui, Trey Parker et Matt Stone ont rebaptisé la série en South America pour accompagner son retour sur Comedy Central. Le clin d’œil vise clairement l’actualité politique et annonce encore des piques du côté de Donald Trump. Mais ce changement-là, en gros, ressemble surtout à une façade. Le vrai test, c’est la structure des épisodes.
Le premier épisode remet les garçons dans l’axe
Le lancement de la nouvelle saison s’appelle South American Biker Gangs. Et son point de départ dit beaucoup. Avec l’arrivée de vélos électriques dans South America, les garçons prennent le contrôle des rues, pendant que les parents ne reconnaissent presque plus leur ville.
Résultat ? On revient à une intrigue de quartier, de bande, de friction entre générations. Pas seulement à un commentaire politique emballé en satire. C’est une nuance importante, parce que South Park fonctionne souvent mieux quand l’absurde part du quotidien avant de viser plus large.
Une réponse assez nette aux critiques de l’an dernier
Ce recentrage ne tombe pas de nulle part. Les saisons 27 et 28, diffusées l’an dernier, ont été pas mal critiquées pour une raison simple, elles avaient largement délaissé les quatre héros au profit de la version maison de Donald Trump.
Et la ville elle-même passait au second plan. Certains personnages majeurs n’ouvraient même pas la bouche avant très tard dans l’année. Trey Parker et Matt Stone ont d’ailleurs fini par intégrer ces reproches dans un épisode. Voir aujourd’hui la promo remettre les garçons au centre a donc quelque chose d’assez concret, pas juste cosmétique.
Ce que la suite doit maintenant équilibrer
Il ne faut pas s’attendre à la disparition de Donald Trump. Les épisodes centrés sur lui ont été parmi les plus regardés depuis longtemps, et la première salve sur ses ennuis politiques a même offert à South Park son premier Emmy en treize ans.
Mais la série n’a pas besoin de choisir entre la satire politique et ses personnages historiques. Elle doit surtout mieux doser. C’est là que cette première compte. Avec Randy en pleine transition après la fin de Tegridy Farms, la saison 29 peut redistribuer son attention sans perdre ce qui a marché récemment. Diffusion mercredi 16 septembre à 22 h, heure de l’Est et du Pacifique, sur Comedy Central. Et cette fois, vous regarderez moins le nouveau nom que l’équilibre trouvé derrière.