En bref
- Le final sauve la mission Venera 7
- Valya se sacrifie pour sauver l’équipage
- Star City surpasse sa série mère
Il y a des spin-offs qui vivent dans l’ombre. Et il y a Star City, qui profite de son final pour faire presque l’inverse. Avec « The Wolves », la série d’Apple TV ne se contente pas de muscler son intrigue, elle montre surtout qu’elle maîtrise mieux que For All Mankind ce mélange de science-fiction et de thriller politique. Oui, gros spoilers.
Un spin-off qui prend l’ascendant
Ce qui faisait déjà la force de Star City, c’était son décor de Guerre froide. La série, développée par Ben Nedivi, Matt Wolpert et Ronald D. Moore, utilise ce cadre pour raconter bien plus qu’une simple course à l’espace. On y voit aussi comment la bureaucratie et la politique parasitent la science, avec une ambiance paranoïaque qui rappelle parfois Chernobyl.
Le final pousse cette logique jusqu’au bout. Dans la partie située dans les années 1970, l’ex-Chief Designer joué par Rhys Ifans et Sergei Nikulov, incarné par Josef Davies, tentent d’empêcher le retour de Venera 7 sur un territoire soviétique. L’enjeu est brutal. Si le vaisseau rentre au mauvais endroit, les cosmonautes risquent la prison, voire pire, pour éviter à Moscou le scandale d’une mission non autorisée et d’un fugitif forcé d’espionner pour les Américains.
Le vrai choc, c’est le destin de Venera 7
Le twist du final tient en peu de mots, mais il change tout. La mission transportant Sasha Polivanov, Valya Mironov et Lakshmi Chadha n’a pas explosé comme on le croyait. Malgré la tentative de sabotage lancée depuis Star City après la révélation de la trahison de Valya, le vaisseau est resté intact et file toujours vers la Terre.
Sauf que rien ne s’est passé comme prévu. Les flashbacks montrent que Valya, survivant de l’incident de feu aperçu plus tôt, comprend que la mission dérive de sa trajectoire. La seule solution consiste à utiliser la bathysphère embarquée en douce pour corriger la route et profiter d’un retour vers la Terre par effet de fronde. Problème, une fois à l’intérieur pour la piloter, impossible d’en sortir.
Pourquoi la mort de Valya pèse plus lourd
Valya se porte volontaire. Et c’est là que Star City frappe juste. Son atterrissage fatal sur Vénus, monté en parallèle avec l’arrivée sur Terre de Sasha et Lakshmi quelques semaines plus tard, donne au sacrifice un poids tragique assez rare.
Le parallèle avec le final de la saison 5 de For All Mankind saute aux yeux. Dans cette série, Kelly, jouée par Cynthy Wu, reste sur Titan après un accident qui laisse trop peu d’oxygène pour trois personnes. Sa mort a une charge sentimentale, surtout quand elle découvre des traces de vie extraterrestre. Mais l’impact paraît plus faible. Ici, la trahison de Valya, la colère de Sasha et le contexte soviétique rendent le geste beaucoup plus dur, donc beaucoup plus fort.
Ce que ce final dit de la série
Bon, tout n’est pas une affaire de choc émotionnel. Ce final montre surtout que Star City sait mieux articuler ses idées. La mort d’un homme sur Vénus résume à elle seule l’obsession scientifique, la mécanique politique et la violence bureaucratique qui traversent la saison.
Les huit épisodes de Star City sont maintenant disponibles sur Apple TV. Et ce final change un peu la hiérarchie. On attendait un bon complément à For All Mankind. On se retrouve avec une série capable, par moments, de faire mieux.