En bref
- Shiver mêle boucle temporelle et requins
- Keanu Reeves joue un contrebandier
- Sortie prévue en août 2027
Des requins, une machine à voyager dans le temps, et un héros coincé dans une boucle. Voilà Shiver. Sur le papier, c’est le genre de pitch qui peut sembler un peu idiot, puis devenir exactement ce dont la science-fiction grand public a besoin.
Un pitch absurde, donc prometteur
Interrogé par Collider sur ce qui l’avait attiré dans le projet, Keanu Reeves a répondu très simplement, « Requins. Machine à voyager dans le temps. Un jour sans fin ». Difficile de faire plus efficace.
Le film suivra un contrebandier, incarné par l’acteur, dont la dernière mission déraille. Et comme si ça ne suffisait pas, il doit en plus gérer des requins. On comprend vite l’idée, une boucle temporelle avec un facteur de danger très concret, presque pulp.
Pourquoi Edge of Tomorrow revient dans la discussion
La comparaison qui circule avec Edge of Tomorrow n’a rien d’anodin. Le film avec Tom Cruise, malgré un box-office pas franchement triomphal à sa sortie, a fini par devenir une référence pour pas mal de fans grâce à son mélange d’action, de SF et d’humour noir.
Shiver ne sera évidemment pas une copie. Mais s’il retrouve cette énergie, ce sens du rythme, tout en ajoutant sa propre idée de menace, il peut viser juste. Et les requins changent quand même la texture du danger, on est moins dans la guerre futuriste que dans la survie immédiate.
Tim Miller, un réalisateur capable du meilleur comme du plus inégal
Aux commandes, on retrouve Tim Miller. Son premier long, Deadpool, avait frappé fort, à la fois en salles et côté critiques. Depuis, le parcours est plus contrasté.
Terminator: Dark Fate a été plutôt bien accueilli, avec 70 % sur Rotten Tomatoes, sans réussir commercialement. Secret Level, anthologie liée à l’univers du jeu vidéo créée par Miller, a reçu des avis partagés. À l’inverse, Love, Death et Robots a été salué pour son approche visuelle et ses styles d’animation multiples, avec au passage quatre nominations aux Emmy pour le réalisateur. Son passé dans les effets visuels compte ici, parce que Shiver demandera clairement des idées de mise en scène, pas juste un concept amusant.
Une sortie d’août qui peut changer la donne
Warner Bros. a calé le film pour août 2027. Ce n’est pas la case reine de l’été, et on peut y voir une prudence du studio. Mais c’est aussi une fenêtre moins encombrée, donc potentiellement plus favorable à un film original bien reçu.
On l’a déjà vu avec Weapons, porté par le bouche-à-oreille. Et Keanu Reeves a pour lui un capital sympathie solide, sans parler de John Wick, preuve qu’il peut encore emmener un film de genre original vers de beaux scores. Ce qui se joue là dépasse d’ailleurs Shiver lui-même. Si le public suit, ce sera un signal utile pour une industrie un peu trop accrochée aux franchises.