En bref
- Slow Horses approche de la fin des romans
- La série adapte déjà les livres très librement
- Mick Herron accepte de nouvelles histoires
Slow Horses avance vite. Très vite, même. Le point intéressant n’est pas son renouvellement par Apple pour une saison 8, annoncé alors que la saison 6 n’en est qu’à sa diffusion. C’est ce que ce rythme raconte, la série va bientôt rattraper presque tout le matériau disponible de Mick Herron.
Le mur arrive plus vite qu’on ne le croit
Aujourd’hui, l’univers de Slough House compte neuf romans et cinq novellas. Or la mécanique de la série est désormais claire. Après la saison 7, qui doit adapter Bad Actors, puis la saison 8 avec Clown Town, l’équipe d’écriture devra trancher. Soit attendre. Soit inventer.
Et c’est là que le fantôme de Game of Thrones revient dans la pièce. Vous voyez l’idée, une adaptation qui dépasse ses livres, puis doit avancer sans filet. Dans la mémoire télé, ça reste un point de bascule assez brutal.
Une adaptation qui ne copie déjà pas ses livres
Sauf que Slow Horses n’a jamais joué la fidélité au mot près. La base de chaque saison reste bien celle des romans, mais la série change pas mal de choses au passage. Les personnages, leurs motivations, certains lieux, le timing des événements, tout ça a souvent été retouché pour mieux fonctionner à l’écran.
La saison 6 pousse même cette logique un peu plus loin, puisqu’elle remixe deux romans de Mick Herron au lieu d’en suivre un seul. Ce n’est pas un détail. Ça veut dire que l’ADN de la série repose déjà sur l’adaptation, pas sur la reproduction. Bon, la nuance compte.
Le précédent Game of Thrones plane, mais la comparaison s’arrête là
La comparaison existe aussi parce que l’univers de Slow Horses croise pas mal d’anciens de Game of Thrones. Et le retour d’Olivia Cooke, vue dans House of the Dragon, en Sid Baker dans la saison 6 n’aide pas vraiment à calmer ce parallèle.
Mais le vrai écart est ailleurs. Quand Game of Thrones s’est éloignée des livres de George R.R. Martin, la fin a laissé une partie du public sur le bord de la route. Même House of the Dragon a fini par provoquer la colère de l’écrivain, alors que son approbation d’A Knight of the Seven Kingdoms ressort d’autant plus nettement.
Le vrai garde-fou, c’est Mick Herron lui-même
Avec Mick Herron, le rapport est beaucoup moins conflictuel. L’auteur a déjà expliqué qu’il accepterait des changements, et même un dépassement des livres, à une condition simple, garder les personnages justes, garder l’ambiance juste, et ne rien faire qui soit clairement contraire à sa vision.
Bref, c’est probablement là que tout se joue. Une série qui a déjà appris à réécrire son matériau, avec l’accord de son auteur, n’aborde pas ce virage comme Game of Thrones. Pour les fans, le vrai enjeu n’est donc pas de savoir si Slow Horses peut continuer après les romans. C’est de voir jusqu’où elle peut le faire sans perdre ce ton si précis, sale, drôle et tendu, qui fait toute sa valeur.