En bref
- DC a un titre provisoire pour son film
- Savage Hunters divise déjà les fans
- Le projet reste en développement très précoce
Le plus intéressant, ici, n’est presque pas le casting ni même l’intrigue. C’est le nom. DC avancerait sur un film centré sur Deathstroke et Bane sous le titre provisoire Savage Hunters, un choix qui raconte déjà comment le studio veut vendre ce duo au-delà du cercle des lecteurs de comics.
Un titre qui dit déjà le vrai pari de DC
Dans une liste interne liée à la nouvelle structure Warner Bros.-Paramount Skydance, plusieurs longs-métrages DC apparaissent en développement précoce. On y retrouve des projets déjà connus, comme Batman: Brave and the Bold ou Swamp Thing, mais aussi Wonder Woman, Teen Titans en live-action, et ce fameux Savage Hunters, présenté aussi comme le film Deathstroke et Bane.
Le choix du titre a vite fait réagir en ligne. Pas mal de commentaires se demandent pourquoi ne pas avoir gardé un intitulé frontal, à la façon de Deadpool et Wolverine. Et on comprend la remarque. Savage Hunters sonne plus générique, presque comme une marque à construire. Mais c’est sans doute précisément l’idée, vendre une promesse d’action sans exiger du public qu’il sache déjà qui sont Slade Wilson ou Bane.
Deux personnages jamais vraiment installés au cinéma
C’est là que le contraste devient parlant. Sur le papier, Bane et Deathstroke ont du poids. À l’écran, beaucoup moins.
Pour Bane, il y a eu deux versions live. Dans Batman and Robin, il n’était qu’un bras armé muet au service de Poison Ivy, balayé dès qu’on lui retirait son tuyau de venin. Dans The Dark Knight Rises, Tom Hardy mettait davantage en avant son intelligence, mais la version restait discutée, entre transformation du personnage et voix très travaillée devenue objet de blagues. La série animée Harley Quinn s’en est d’ailleurs amusée.
Quant à Deathstroke, son cas est encore plus frustrant. Joe Manganiello devait l’incarner dans le Snyder-verse, possiblement dans le Batman que Ben Affleck voulait réaliser, voire dans une suite de Justice League. L’acteur s’était préparé sérieusement, jusqu’à s’entraîner au combat avec un seul œil, mais il n’aura porté le costume que pour des scènes post-générique. Résultat, un personnage connu des fans, pas du grand public.
Un film encore loin, et suspendu à un autre test
Mais il ne faut pas lire ce titre comme un feu vert définitif. Le film est seulement en développement précoce. En mai, Greg Mottola, le réalisateur de Superbad, était cité parmi les candidats sérieux pour la mise en scène. Sauf qu’un autre projet peut rebattre les cartes, Clayface.
Si ce film solo autour d’un vilain lié à Batman se plante, il peut refroidir toute une branche de la stratégie DC. Et on a déjà vu ce mécanisme ailleurs, avec Sony, où le succès de Venom n’a pas empêché Morbius, Madam Web puis Kraven de décrocher. Chez DC, James Gunn et Peter Safran savent très bien ce terrain miné. Une chose semble en revanche plus claire, le retour de Joe Manganiello paraît peu probable, puisque James Gunn lui avait déjà conseillé de tourner la page.
Bon, le film a désormais un nom. Le vrai sujet, lui, est ailleurs, voir si DC peut enfin faire exister ses méchants hors de l’ombre de Batman.