En bref
- Prime Video annule la série après une saison
- Pourtant, l’accueil critique et public était très bon
- Le public visé aurait pesé dans la décision
Le plus frappant, ici, ce n’est même pas l’annulation. C’est ce qu’elle raconte des calculs du streaming. Ride or Die, l’un des nouveaux succès marquants de Prime Video en 2026, s’arrête après une seule saison alors que tous les voyants semblaient au vert.
Un succès qui n’a pas suffi
Selon Deadline, la série était devenue la nouvelle fiction scénarisée la plus regardée de Prime Video aux États-Unis sur la période allant du 30 juillet 2025 au 29 juillet 2026, après son lancement le 15 juillet 2026. Les critiques ont largement suivi, et le public aussi.
Résultat ? Annulation immédiate. Une seule saison, malgré un démarrage que pas mal de plateformes aimeraient afficher.
Une série pensée comme un buddy movie télé
Derrière Ride or Die, on trouve Tessa Coates à la création et Matt Miller au poste de showrunner. Ce dernier connaît bien ce terrain, lui qui a aussi développé et dirigé la série Lethal Weapon pour Fox.
La série repose sur un duo solide, Octavia Spencer et Hannah Waddingham, dans les rôles de Debbie et Judith, deux amies depuis une vingtaine d’années. Sauf que Judith cache un détail, elle est tueuse à gages, et plutôt redoutable. Comme le disait Arnold Schwarzenegger, « Oui, mais c’étaient tous des méchants ». Quand son travail finit par compliquer sa vie, les deux femmes prennent la route ensemble.
Les deux premiers épisodes étaient mis en scène par Peyton Reed, le réalisateur de la trilogie Ant-Man. Et ça compte, parce que la série tenait justement sur cet équilibre entre comédie d’action un peu folle et portrait sincère d’une amitié installée.
Le vrai motif avancé pique un peu
L’explication qui remonte est moins artistique que commerciale. Deadline indique que le fait de viser des femmes d’âge mûr, malgré un vrai succès au-delà de ce public, aurait pesé lourd dans la décision.
En gros, des sources citées par le média estiment que ce public n’était pas jugé assez désirable par les dirigeants d’Amazon, parce qu’une grande partie de ces spectatrices possèdent déjà Amazon Prime pour le shopping. Donc une série pensée pour elles attirerait moins de nouveaux abonnés. C’est d’une froideur assez spectaculaire, et le mot âgisme s’ajoute ici à celui de sexisme.
Un schéma déjà vu dans le streaming
Ce cas n’arrive pas seul. En 2026, Ponies, autre comédie-thriller portée par des femmes, bien reçue elle aussi, a été annulée par Peacock. La nuance, c’est que la série aurait un peu moins performé côté audience. Mais quand la plateforme a déjà perdu des milliards depuis son lancement, l’argument sonne quand même de façon très sélective, surtout si des productions comparables obtiennent un renouvellement.
Et puis Amazon l’avait déjà fait avec A League of Their Own. C’est peut-être ça, le fond du sujet. Aujourd’hui, faire un carton ne suffit plus toujours. Il faut encore convaincre l’algorithme économique que votre public vaut la peine d’être gardé.