Roswell, la série ado SF qui a marqué la TV bien au-delà du reboot

Lancée en 1999, Roswell a injecté de la SF dans le teen drama avec une vraie idée. Son retour, vingt ans plus tard, a surtout confirmé son héritage.

Roswell
Roswell — The WB / PR-ADN

En bref

  • Roswell a débuté le 6 octobre 1999
  • La série adaptait les romans Roswell High
  • Un retour a suivi vingt ans plus tard

Vingt ans plus tard, si The CW a relancé l’univers de Roswell, ce n’était pas juste par nostalgie. C’était surtout la preuve qu’une petite série ado de SF, lancée en 1999, avait laissé une trace assez profonde pour survivre à ses audiences décevantes. Et ça, pour une fiction aussi courte, ce n’est pas rien.

Une adaptation YA qui a trouvé sa propre voix

Le 6 octobre 1999, Roswell débarquait sur The WB. La série était tirée de Roswell High, la saga young adult de Melinda Metz, avec au centre trois adolescents extraterrestres et leur entourage humain au lycée Ulyssess F. Olsen High, à Roswell, au Nouveau-Mexique.

L’aventure n’a duré que trois saisons. Deux sur The WB, puis une dernière sur UPN à partir de 2001, après une annulation liée à des audiences trop faibles. Mais la série a démarré avec de bonnes critiques, puis un public très fidèle, assez bruyant aussi, au point d’inspirer ensuite ses propres romans dérivés. Joli retournement.

Quand les aliens servaient surtout à parler des ados

Ce qui rendait Roswell intéressante, ce n’était pas seulement son décor SF. La série utilisait ses extraterrestres comme une façon très simple, mais assez juste, de parler de l’adolescence. Se cacher, essayer de comprendre qui on est, chercher sa place dans un monde qui paraît hostile ou incompréhensible, l’idée marchait vraiment bien.

Là où pas mal de teen dramas tombent dans le cliché, Roswell prenait ses personnages au sérieux. Leurs émotions comptaient, leurs choix avaient des conséquences, et la SF ne servait pas de gadget. Le pilote posait d’ailleurs tout de suite les enjeux avec Liz Parker, humaine, sauvée d’une blessure par balle par Max Evans grâce à ses pouvoirs aliens. La romance était lancée, mais surtout, le danger aussi.

Bref, la série ne parlait pas des ados comme d’archétypes. Elle en faisait de vrais personnages. C’est souvent là que naissent les classiques cultes.

Un reboot plus adulte, mais une empreinte intacte

Vingt ans après ses débuts, l’univers est revenu sur The CW avec Roswell, New Mexico. Pas une suite, pas non plus un reboot au sens strict. Plutôt une réinvention. L’idée des aliens vivant parmi les humains restait là, mais les personnages n’étaient plus des lycéens. Ils étaient adultes, et Liz devenait la fille d’immigrés sans papiers.

La nouvelle version a tenu quatre saisons et a poussé les changements au-delà de ce simple décalage d’âge. Le résultat semblait moins young adult, plus dans le moule habituel de The CW. Les critiques lui ont parfois reproché de rester trop proche de Roswell tout en peinant à imposer sa propre identité.

Mais même là, on voit l’essentiel. Si plusieurs membres du casting original se sont impliqués dans cette nouvelle série, c’est que l’héritage de Roswell comptait encore. Pas seulement comme souvenir télé. Comme preuve qu’une série ado peut parler d’aliens, et viser juste sur le reste.

Morgan Fromentin

Spécialiste Pop Culture

Depuis 2018, je décrypte l'actualité technologique ainsi que les dernières nouveautés cinéma et séries sur Begeek.fr.

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