En bref
- Quatre séries pour patienter entre deux spin-off
- Politique, guerres et drame restent la clé
- The Last Kingdom est la plus proche
L’attente entre House of the Dragon et A Knight of the Seven Kingdoms rappelle un truc simple, Game of Thrones n’a toujours pas vraiment trouvé d’équivalent évident. La série s’est arrêtée en 2019, mais le manque est resté. Ce que beaucoup cherchent, ce n’est pas seulement de la fantasy. C’est une sensation, celle d’un monde vaste, brutal, politique.
Le vrai problème, ce n’est pas le fantasy, c’est le manque d’ampleur
On peut lancer n’importe quelle série avec des épées et des couronnes, ça ne suffit pas. Ce qui faisait tenir Game of Thrones, c’était l’alliage entre batailles, jeux de pouvoir, dynasties qui se déchirent et personnages assez solides pour porter tout ça. Certaines recommandations piochent plus dans l’histoire que dans l’imaginaire pur, mais elles retrouvent ce même nerf dramatique.
Et il y a un détail qui compte quand même pour les fans, recroiser des visages connus. Voir des acteurs déjà passés par Westeros aide à faire le pont, sans donner l’impression de revoir une copie fatiguée.
Black Sails, des pirates avec une mécanique très Game of Thrones
Sur le papier, Black Sails part loin du fantasy. Des pirates, pas des dragons. Pourtant, la série de Starz retrouve une rugosité assez proche, avec des affrontements filmés de manière très soignée et une vraie place laissée à l’intrigue politique. Le cœur du récit, c’est aussi la construction d’une République des pirates, donc une lutte de pouvoir, pas juste de l’aventure en mer.
La série fonctionne comme une sorte de préquelle à Treasure Island de Robert Louis Stevenson, tout en mélangeant événements réels revisités et figures historiques. Son cadre, au XVIIIe siècle, donne cette patine qu’aiment souvent les fans de grands récits de pouvoir. Elle compte quatre saisons, et son final a été bien mieux accueilli que celui de Game of Thrones.
Vikings et Rome, deux variantes du même poison
Avec Vikings, on tient l’une des recommandations qui reviennent le plus souvent. La série de History Channel suit Ragnar Lothbrok, d’abord fermier, puis héros nordique redouté, avant de devenir roi scandinave. Plus le récit avance, plus ses fils prennent de la place, ce qui donne une histoire étalée sur de nombreuses années. Les scènes de guerre sont massives, et les tensions familiales rappellent parfois les affrontements verbaux entre Tyrion et Cersei Lannister. Avec six saisons et une série dérivée, on dépasse les 100 épisodes.
Autre cas, plus fascinant encore, Rome. La série de HBO racontait la bascule de la Rome antique d’une république vers un empire, avec un budget énorme. Elle n’a duré que deux saisons, justement à cause de son coût, mais elle avait déjà plusieurs ingrédients qu’on associera plus tard à Game of Thrones, familles en guerre, arcs de personnages denses, combats marquants, décor historique ambitieux. On y retrouve aussi Ciarán Hinds, Indira Varma et Tobias Menzies, vus ensuite dans Game of Thrones.
The Last Kingdom, le successeur spirituel le plus évident
S’il fallait n’en garder qu’une, ce serait sans doute The Last Kingdom. Adaptée des romans The Saxon Stories, la série suit Uhtred, un Saxon élevé par les Vikings, déchiré entre son sang et la culture qui l’a construit. Tout est là, la guerre, les alliances mouvantes, les identités fracturées. En gros, la bonne formule.
Le récit débute en 866, et ce cadre colle parfaitement à ce type de fresque. L’arc de Brida, elle aussi saxonne enlevée par les Vikings, ressort particulièrement, avec une conclusion jugée plus satisfaisante que celle de Daenerys Targaryen. Bonus assez malin, Phia Saban et Ewan Mitchell, vus dans House of the Dragon, font partie du casting. Pour patienter, c’est peut-être la piste la plus logique. Et ça dit aussi quelque chose du moment, l’héritage de Game of Thrones survit mieux dans les séries historiques musclées que dans les copies fantasy trop appliquées.