En bref
- Joe Russo minimise le lien Doom-Stark
- Les fans voient déjà plusieurs parallèles
- Marvel Studios devra les assumer à l’écran
Le souci pour Marvel Studios, il est presque simple. Vous pouvez expliquer qu’un personnage n’a rien à voir avec un autre, mais quand ils ont le même visage, le public fait la connexion en une seconde. Et c’est exactement ce qui se passe avec Doctor Doom et Tony Stark depuis que Robert Downey Jr. a été choisi pour porter le prochain grand antagoniste d’Avengers: Doomsday.
Une phrase des Russo qui tombe mal
Interrogé à propos du film, Joe Russo a assuré qu’il n’existait aucune similarité entre Doom et Tony. Sur le papier, on voit l’idée. Dans la pratique, les fans n’ont pas suivi.
Sur les réseaux sociaux, plusieurs remarques reviennent. D’abord l’évidence, Downey a incarné Tony Stark pendant plus d’une décennie, donc le rapprochement se fera quoi qu’il arrive. Ensuite, il y a cette autre comparaison qui a vite circulé, entre la formule « Je suis Doom » aperçue dans un récent aperçu de Doomsday et le mythique « Je suis Iron Man ». Pas idéal, clairement, si l’objectif était d’effacer toute passerelle mentale.
Sur l’écran, Doom ne joue pas Tony Stark bis
Là où la phrase de Joe Russo mérite un peu de contexte, c’est qu’il parlait visiblement de l’interprétation de Robert Downey Jr., pas d’un déni complet des échos entre les deux figures.
Dans les premières images de Avengers: Doomsday, Doctor Doom n’a rien du playboy milliardaire charismatique qui a porté les débuts du MCU. La présence est plus froide, plus lourde, presque écrasante. On sent un personnage conçu comme une menace majeure pour le multivers, pas comme une variation nostalgique de Stark. Et ça, franchement, c’est plutôt la bonne direction.
Le vrai problème, ce sont les ressemblances de fond
Mais il y a un angle que la formule zéro similarité évacue un peu vite. Les attitudes changent, oui. Les ressorts profonds, beaucoup moins.
Dans la bande-annonce montrée au D23, Sue Storm explique que Doom aurait autrefois été un homme bon et attentionné, avant de tout perdre. Dit comme ça, difficile de ne pas penser à un personnage qui agit au nom de la protection, persuadé de faire ce qu’il faut pour sauver ce qu’il reste de son monde. C’était déjà le moteur de Tony Stark à sa manière.
Et puis il y a l’intellect. Quand Sue Storm le décrit comme l’homme le plus intelligent de chaque pièce, le parallèle saute aux yeux. Chez Stark, le cerveau était l’arme centrale, de la cave afghane au plan du voyage temporel. Chez Doom, ce génie pourrait le rendre encore plus dangereux que ses pouvoirs.
Marvel devra l’assumer à l’écran
Reste donc la vraie question. Comment Marvel Studios va gérer le fait que son nouveau grand méchant ait les traits de l’ancien visage du MCU ?
Robert Downey Jr. a joué Tony Stark dix fois en onze ans. Ce n’est pas un simple acteur recyclé dans un autre rôle, c’est une mémoire collective pour le public. Si Doom apparaît sans masque, les personnages eux-mêmes devraient logiquement réagir à cette ressemblance. Bon, le studio peut tenter de contourner le sujet. Mais le plus crédible serait de l’intégrer franchement au récit. Parce que l’intérêt du casting se jouera moins sur l’effet d’annonce que sur sa justification dans Doomsday, puis dans Secret Wars.