En bref
- Pixar annonce le court-métrage Loving Dory
- Ellen DeGeneres reprend la voix de Dory
- La date de sortie reste inconnue
On pouvait attendre un troisième film. Pixar a finalement choisi beaucoup plus petit, avec Loving Dory, un court-métrage qui prolonge l’univers de Finding Nemo et Finding Dory.
Le contraste n’est pas anodin. Le premier film remonte à 2003, le second à 2016, après treize ans d’attente. Et ce deuxième passage sous l’eau avait largement payé, avec plus d’un milliard de dollars au box-office mondial, soit environ 861 millions d’euros, comme Toy Story 3 avant lui. Depuis, en revanche, la saga était restée immobile.
Pas un troisième film, mais un retour de Dory
Cette fois, Pixar montre le premier logo de Loving Dory et confirme surtout le retour d’Ellen DeGeneres dans le rôle de Dory. C’est sa première reprise du personnage depuis Finding Dory, et son premier projet d’envergure depuis la fin de son talk-show.
Ce choix de format surprend quand même. Les deux films ont rapporté à eux seuls près de deux milliards de dollars, soit environ 1,72 milliard d’euros, et ils alimentent aussi une partie importante des parcs à thème Disney. Bref, sur le papier, on avait tous les ingrédients d’un long-métrage de plus.
Une romance absurde, avec un sac plastique au milieu du récif
Le pitch, lui, a quelque chose d’assez Pixar dans ce qu’il a de drôle et un peu inquiétant. Dory croise un sac plastique tombé dans l’océan, le prend pour une douce méduse et en tombe amoureuse. La relation, portée par les courants marins, vire rapidement du collant au toxique.
Autour d’elle, Nemo, M. Ray et sa classe reviennent pour l’aider. Mais l’histoire repose aussi sur un jeune snorkeler et sur un lien inattendu censé renverser la situation pour Dory et le reste du récif.
À la réalisation, on retrouve Lou Hamou-Lhadj, un vétéran du studio qui a déjà dirigé un épisode de Win or Lose et travaillé sur Wall-E comme sur Les Indestructibles 2. Un profil maison, très solide.
La vraie question, c’est ce que Pixar teste ici
Reste d’abord un trou très concret. La date de sortie n’est pas connue, et Pixar n’a pas précisé où ce court-métrage sera diffusé. Une piste logique serait Gatto, prévu le 5 mars 2027, surtout si le studio cherche à adosser un original à une franchise plus familière pour ramener du monde en salle.
Mais il y a autre chose. Pourquoi limiter une licence de cette taille à un court-métrage ? Et pourquoi maintenant ?
La dernière zone grise touche à Ellen DeGeneres. Son image publique a changé après les accusations de harcèlement sur le plateau de son émission, avec d’anciens employés décrivant un environnement de travail toxique. Du coup, difficile de ne pas voir aussi Loving Dory comme un possible test, à la fois sur le retour du personnage et sur la réaction du public à sa voix historique. Si l’accueil suit, la porte d’un vrai troisième film ne paraît pas fermée. Sinon, ce court-métrage pourrait servir de point final discret.