Michael dépasse Bohemian Rhapsody, et ça en dit long sur Hollywood

Image d'illustration. Michael JacksonLionsgate / PR-ADN
Avec 912 millions de dollars au box-office mondial, Michael devient le biopic musical numéro un. Un record frappant, malgré des critiques très dures.
En bref
- Michael bat Bohemian Rhapsody au box-office
- Le film atteint 912 millions mondiaux
- Une suite semble désormais quasi certaine
Le plus frappant, avec Michael, ce n’est même pas le record. C’est le contraste. Le film d’Antoine Fuqua est fraîchement accueilli par la critique, mais il avance comme un vrai poids lourd commercial.
Un carton public, malgré les critiques
À ce stade, on ne parle plus d’un simple bon lancement. Michael a cumulé 911,9 millions de dollars dans le monde, soit environ 784 millions d’euros (911,9 millions de dollars), alors qu’il entre dans son huitième week-end. Son départ était déjà massif, avec plus de 218 millions de dollars mondiaux, dont 97 millions en Amérique du Nord, environ 83 millions d’euros (97 millions de dollars).
Et le film a tenu. Malgré la concurrence de Star Wars: The Mandalorian and Grogu, The Devil Wears Prada 2, Obsession, Backrooms et Scary Movie, il a continué à remplir les salles, aux États-Unis comme à l’international.
Le plus révélateur est ailleurs. Sur Rotten Tomatoes, le score critique plafonne à 38%, quand le public l’emmène à 97%. La critique de /Film, signée Witney Seibold, le décrivait même comme « un biopic du Roi de la pop excessivement aseptisé ». Les spectateurs, eux, ont clairement vu autre chose.
Le record qui change la hiérarchie des biopics musicaux
Avec ce total, Michael dépasse désormais Bohemian Rhapsody, bloqué à 911 millions de dollars mondiaux, soit environ 783 millions d’euros (911 millions de dollars), en comptant aussi ses ressorties de 2020 et 2026.
Ce n’est pas un détail de classement. Bohemian Rhapsody avait fixé le plafond commercial du biopic musical moderne. Le voir dépassé montre qu’Hollywood tient toujours là une machine très rentable, même quand la réception critique reste divisée.
Un succès né dans la turbulence
Le film porté par Jaafar Jackson, neveu de Michael Jackson, n’a pas eu un parcours tranquille. Sa production a été secouée par des tensions en coulisses, au point de devoir retourner tout son troisième acte, sur fond de problème juridique lié à l’une des personnes ayant accusé le chanteur d’abus sexuels.
Bref, rien d’idéal pour lancer un énorme film de studio. Et pourtant, Lionsgate et Antoine Fuqua ont fini par livrer l’un des plus gros succès de 2026.
Le parallèle avec Bohemian Rhapsody est d’ailleurs assez net. Ce film aussi avait connu un tournage compliqué, avec le renvoi de Bryan Singer puis son remplacement par Dexter Fletcher. Là encore, l’accueil critique était mitigé, mais le public avait suivi, jusqu’à l’Oscar du meilleur acteur pour Rami Malek.
La suite du parcours compte presque autant que le record
Reste une autre barre à regarder. Le plus gros biopic de l’histoire reste Oppenheimer, avec 975,8 millions de dollars, environ 839 millions d’euros (975,8 millions de dollars). C’est encore loin, mais pas hors de vue si Michael continue à tenir à l’étranger.
Le cap du milliard paraît plus tendu, même s’il n’est pas totalement exclu, surtout en cas de ressortie plus tard. Une chose, en revanche, semble déjà acquise: le triomphe du film rend une suite presque inévitable chez Lionsgate. Et ça dit beaucoup d’une industrie qui regarde d’abord les salles avant de regarder les notes.