Menu
Begeek
Navigation : 
  • Tech
    • Apple
    • Google
    • Android
    • Facebook
    • OpenAI
    • VEKIRA
  • Pop Culture
    • Séries TV
    • Films
    • Netflix
    • incroyable.fr
  • Jeux Vidéo
    • PlayStation PS5
    • Xbox Series X
    • Play To Earn
  • Fintech
    • Crypto-monnaies
    • Revolut
    • Acheter du Bitcoin
En ce moment : 
  • Steven Spielberg
  • The Big Bang Theory
  • DC Comics
  • Prime Video
  • Marvel

L’IA devient le nouvel argument des vagues de licenciements

Tech > IA
Par Jordan Servan,  publié le 16 juin 2026 à 8h00, modifié le 16 juin 2026 à 10h00.
Tech
IA

Image d'illustration. IAADN

La tech coupe des dizaines de milliers de postes tout en affichant de gros profits. Et l’IA, de plus en plus, ressemble à l’excuse parfaite.

En bref

  • Les licenciements augmentent fortement, avec près de 40 000 départs en un mois, et l’IA est de plus en plus citée comme justification principale dans les plans de réduction d’effectifs.
  • Cette explication “IA” est contestée, car certains dirigeants reconnaissent aussi des surrecrutements passés et utilisent l’IA comme argument pour restructurer ou réduire les équipes.
  • Pendant ce temps, les marchés et les entreprises liées à l’IA explosent en valorisation, ce qui crée un contraste fort avec la hausse du coût de la vie et alimente un risque de tensions sociales et de défiance.

Près de 150.000 personnes ont déjà été touchées par des licenciements dans la tech cette année. Ça représente environ 974 suppressions de postes par jour, selon TrueUp, soit un rythme 44% plus rapide que l’an dernier. Résultat, le sujet n’est plus juste économique. Il devient politique, presque symbolique.

Un rythme de coupes qui s’emballe

Le mois dernier a même été le pire sur deux ans, avec presque 40.000 départs. Et selon Challenger, Grey et Christmas, l’IA a été la raison la plus souvent avancée pour licencier, tous secteurs confondus, pour le troisième mois de suite.

Dit autrement, le mot magique est trouvé. Vous coupez, vous prononcez IA, et le marché comprend. Les salariés, eux, un peu moins.

L’IA comme explication, ou comme paravent

C’est là que la défiance monte. Chez Block, après une vague de coupes qui a visiblement très mal passé, Jack Dorsey a expliqué que les outils d’IA permettaient une nouvelle manière de travailler qui changeait en profondeur la façon de construire et gérer une entreprise. Puis, poussé par des réactions sur X, il a aussi reconnu que la société avait trop recruté pendant la pandémie.

Même son de cloche chez Marc Andreessen. En discutant avec Harry Stebbings, il a résumé l’idée sans trop tourner autour du pot : « En gros, chaque grande entreprise a trop de monde. Au minimum 25% de trop. Je pense que la plupart en ont 50% de trop. Beaucoup, 75%. Et maintenant, elles ont toutes l’excuse en argent: ah, c’est l’IA. »

Le cas Uber est plus flou, et c’est justement pour ça qu’il parle. L’entreprise a supprimé environ 23% de sa division RH et recrutement, soit moins de 1% de ses 34.000 salariés, en assurant que cela n’avait rien à voir avec l’IA. Sauf qu’un mois plus tôt, son CTO expliquait avoir déjà cramé tout le budget 2026 prévu pour le code assisté par IA en quatre mois. Forcément, les gens relient les points.

Pendant ce temps, l’argent affole les compteurs

Le contraste pique les yeux. Cerebras Systems a bondi de 68% lors de son premier jour au Nasdaq, sur la base d’un prix d’introduction d’environ 158 euros, pour une valorisation d’environ 57 milliards d’euros. Ses cofondateurs, Andrew Feldman et Sean Lie, sont devenus milliardaires. Même si l’action a depuis perdu 30%.

Et ce n’est pas tout. SpaceX, entrée en Bourse vendredi selon la source, affiche une capitalisation d’environ 1800 milliards d’euros, de quoi transformer Elon Musk en trillionaire sur le papier et créer des milliers de millionnaires. Anthropic et OpenAI se rapprochent aussi des marchés publics, chacune autour de 1 trillion de dollars ou plus. Bref, certains quittent le navire, d’autres achètent le port.

Pourquoi ça peut devenir explosif ?

Ajoutez à ça une assurance santé privée sponsorisée par l’employeur qui grimpe de 6% à 7%, des prix immobiliers médians en hausse de 28% depuis début 2020, et des taux de crédit presque doublés. Dans un sondage New York Times/Siena de janvier 2026, 65% des électeurs jugeaient le niveau de vie de la classe moyenne hors d’atteinte. En mai 2026, une enquête CNN/SSRS montrait que 76% des Américains plaçaient le coût de la vie en tête de leurs inquiétudes économiques.

C’est pour ça que cette vague de licenciements n’a rien d’ordinaire. En 2008, la colère avait fini par nourrir Occupy Wall Street. Là, il n’y a même pas de crash à montrer du doigt: les boîtes restent rentables, les actions montent quand elles prononcent IA, et les coupes continuent. Niveau image, c’est une recette franchement dangereuse.

Le Récap
  • En bref
  • Un rythme de coupes qui s’emballe
  • L’IA comme explication, ou comme paravent
  • Pendant ce temps, l’argent affole les compteurs
  • Pourquoi ça peut devenir explosif ?
En savoir plus
  • Yam-9 prouve que l’IA peut fonctionner directement dans l’espace
  • Anthropic retire Fable 5 et Mythos 5 après une interdiction américaine
  • Les États-Unis scrutent de près les pratiques d’OpenAI
  • Infos Légales
  • Contact
  • À propos
  • Archives
  • Antivirus
© 2026 - Tous droits réservés sur les contenus du site Begeek  - ADN Contents -