En bref
- The Batman: Part II glisse à février 2028
- Le Batman du DCU attendrait 2029 minimum
- L’avenir dépend aussi de Gunn, Safran et de la fusion
Le problème n’est pas seulement que The Batman: Part II arrive plus tard. Le vrai sujet, c’est que le DCU risque de rester encore longtemps sans son Batman, alors même que c’est le personnage le plus structurant de tout l’écosystème DC.
Un Batman qui bloque l’autre
Matt Reeves a bien lancé la production de son film cet été, après une série de retards. On pouvait croire le calendrier enfin stabilisé pour octobre 2027. Raté, le long-métrage vise désormais février 2028, presque six ans après The Batman.
Ce glissement déborde largement du cadre du film de Robert Pattinson. Depuis 2023, James Gunn et Peter Safran ont un autre chantier, The Brave and the Bold, centré sur Bruce Wayne et son fils Damian. Sauf que Gunn tient à une règle simple, ne pas sortir ce Batman-là la même année que celui de Reeves. Résultat, le Batman du DCU ne peut plus débarquer avant 2029 au mieux.
Et ce n’est pas un détail. Deux séries live action autour du même héros, en parallèle, c’est déjà un exercice rare. Dans l’animation, le public compartimente facilement. En prise de vues réelles, c’est beaucoup moins propre.
Le DCU avance sans son personnage le plus sûr
Là où ça devient fragile, c’est sur la stratégie. Si The Brave and the Bold sort en 2029, il arriverait six ans après son annonce, quatre ans après le lancement cinéma du DCU par Superman, et deux ans après le troisième film de la Super Family.
Pour une franchise qui cherche sa forme, attendre aussi longtemps avant d’installer Batman, c’est beaucoup. Surtout dans un marché super-héroïque moins généreux qu’au milieu des années 2010. Les personnages secondaires, ceux de rang B ou C, ne suffisent plus toujours à remplir les salles. Les têtes d’affiche, elles, rassurent davantage le box-office. Le fait que Superman ait été le plus gros succès comics l’an dernier n’a rien d’anodin.
Or DC Studios sort aussi d’un revers avec Supergirl. Et pendant ce temps, le studio prépare Clayface ainsi qu’un film autour de Bane et Deathstroke. En gros, des récits liés à Gotham sans Batman. L’idée a quelque chose d’un peu bancal.
Le film de Gunn n’a rien d’acquis
Autre couche d’incertitude, les contrats de Gunn et Safran expireraient fin 2026 ou 2027. Et la fusion annoncée entre Paramount et Warner Bros. peut tout rebattre.
Si les prochains projets, Lanterns, Clayface et Man of Tomorrow, trouvent leur public, l’échec de Supergirl pourra passer pour un accident. Si la dynamique se casse, les futurs dirigeants pourraient préférer repartir de zéro. Du coup, The Brave and the Bold n’a rien d’automatique.
Matt Reeves garde la meilleure main
Parce qu’en face, Reeves veut aussi un troisième film. Et vu l’accueil de The Batman et de The Penguin, difficile d’imaginer qu’un nouveau patron coupe court si The Batman: Part II fonctionne bien.
Le scénario le plus propre, aujourd’hui, n’est pas forcément celui qu’espéraient Gunn et Safran. On peut très bien voir la trilogie de Reeves aller au bout, puis un reboot du Chevalier noir arriver seulement après. Ce report raconte donc autre chose qu’un simple décalage de date, il montre à quel point, chez DC, Batman reste à la fois la pièce maîtresse et le plus gros bouchon du système.