- Le film explore un trou de 17 ans
- Orlando Bloom n’est toujours pas annoncé
- Anya Taylor-Joy incarne une nouvelle elfe
Il y avait un angle mort assez fascinant dans la trilogie de Peter Jackson. The Hunt for Gollum va justement s’y glisser, entre le départ de Bilbo et le moment où Gandalf revient prévenir Frodon au sujet de l’Anneau unique.
Un angle enfin clair dans la chronologie
Dans les films, ce passage reste flou. Dans les livres de J.R.R. Tolkien, il s’étire pourtant sur 17 ans. Et pendant cette période, Aragorn et Gandalf partent traquer Gollum.
C’est donc ce morceau d’histoire que le nouveau long-métrage veut raconter en profondeur. On sait déjà qu’il mélangera visages familiers et nouvelles têtes, avec le retour annoncé de Elijah Wood et de Sir Ian McKellen, mais aussi un Aragorn recasté, joué ici par Jamie Dornan. À cela s’ajoutent Kate Winslet dans le rôle de Marigol et Leo Woodall dans celui de Halvard.
Le silence autour de Legolas dit presque tout
Ce qui manque, pour l’instant, c’est Legolas. Orlando Bloom n’a toujours pas été confirmé pour ce film attendu en 2027, alors même que plusieurs anciens de la saga reviennent.
C’est d’autant plus visible que Lee Pace sera bien présent en Thranduil, le père de Legolas. Et dans The Hobbit: The Battle of the Five Armies, Thranduil envoie justement son fils chercher Aragorn. Sur le papier, il y avait donc de la place pour un retour. Mais le silence commence à ressembler à une réponse. Bon, une surprise reste possible, mais elle paraît de moins en moins probable.
Le recasting d’Aragorn a peut-être pesé aussi. Garder tout le monde identique, sauf un personnage central, aurait eu un côté bizarre. Et pour cette histoire précise, l’absence de Legolas ne bloque pas vraiment le récit.
Seren, le nouveau visage elfe à surveiller
Le relais semble trouvé. Anya Taylor-Joy rejoint le film pour jouer Seren, une elfe sindar du Royaume sylvestre créée pour l’occasion.
Le détail important, c’est sa fonction. Seren sera une agente létale de Thranduil. En gros, le film confirme ainsi qu’il veut conserver cette figure d’elfe redoutable au combat, celle que tenaient Legolas dans Le Seigneur des anneaux puis Tauriel dans Le Hobbit. Côté action, c’est plutôt rassurant. Et l’arrivée d’un personnage féminin supplémentaire dans la franchise ne fait pas de mal non plus.
Le vrai défi n’est pas le casting
Là où ça se complique, c’est sur la cohérence. Les écarts au matériau d’origine ont déjà nourri pas mal de critiques sur des projets récents comme The Rings of Power ou The War of the Rohirrim.
Ajouter des personnages inédits comme Seren, Marigol ou Halvard peut apporter du neuf. Mais il faut ensuite expliquer pourquoi ils n’apparaissent nulle part ailleurs dans la saga. Le film devra donc écrire des arcs propres, ne pas voler la place des figures établies, et surtout offrir à ces nouveaux venus des sorties de scène qui collent au reste. C’est là que The Hunt for Gollum jouera vraiment sa crédibilité, bien plus que sur un simple remplacement de Legolas.