En bref
- Le film vise l’univers Modern Warfare
- Taylor Sheridan et Peter Berg divisent déjà
- Sortie prévue le 30 juin 2028
Adapter Call of Duty au cinéma, c’est simple sur le papier et beaucoup moins dès qu’on regarde de près. La série vend du spectacle militaire, du rythme, des figures connues. Mais une fois la manette retirée, il reste quoi, exactement ? C’est là que la nouvelle direction prise par le film commence à faire grincer pas mal de dents.
Un univers choisi, et ce n’est pas anodin
Lors du panel Call of Duty in Culture à Fanatics Fest, organisé alors que Call of Duty: Modern Warfare 4 doit sortir en octobre, le cadre du long-métrage a enfin été précisé. Le film se déroulera dans l’univers Modern Warfare.
Ce choix compte, parce qu’il renvoie au moment où la licence a quitté son terrain historique de la Seconde Guerre mondiale. Les jeux Modern Warfare se déroulent surtout en Asie du Sud-Ouest et suivent Captain John Price avec la Task Force 141. On y retrouve aussi des noms très identifiés pour les joueurs, comme Soap, Ghost ou Roach. Sur le papier, il y a donc déjà un vivier de personnages connus.
Les noms derrière le projet inquiètent plus que prévu
Le problème, pour une partie du public, n’est pas seulement le cadre. C’est aussi l’équipe choisie. Taylor Sheridan, connu notamment pour Yellowstone, est le principal scénariste rattaché au film. Et ce simple nom ne convainc pas tout le monde.
À cela s’ajoute Peter Berg, co-scénariste, dont d’anciens propos de 2013 refont surface. Il avait alors qualifié les joueurs, en particulier ceux de Call of Duty, de « faibles » et « pathétiques ». Forcément, pour un projet qui veut parler à cette communauté, ça passe mal. Un fan a aussi rappelé que Steven Spielberg avait manifesté son intérêt auprès de Paramount pour adapter le film, avant d’être écarté au profit de Sheridan. Résultat, la confiance n’est pas vraiment là.
Le vrai débat, c’est l’identité même de Call of Duty au cinéma
Mais la critique la plus intéressante est peut-être ailleurs. Plusieurs fans estiment qu’un film calé sur Modern Warfare risque surtout de ressembler à un film de guerre générique, sans élément assez fort pour le distinguer du reste.
L’un d’eux résume bien le malaise en expliquant, en gros, que lorsqu’on adapte un jeu, on retire ce qui tient au jeu pour garder des briques de base. Fallout avait son monde. Mario avait ses personnages immédiatement reconnaissables. Pour Call of Duty, la question reste ouverte.
Le long-métrage sortira le 30 juin 2028. Et il n’a visiblement pas vocation à rester seul, puisque Paramount a acheté un contrat pluriannuel autour de l’IP. Ce qui se joue ici dépasse donc un simple casting créatif. Si le premier film rate sa cible, c’est toute une franchise potentielle qui partira avec un handicap.