Jacob Lofland, de Landman, et une star de White Lotus réunis dans un drame post-apocalyptique

Image d'illustration. Go NorthMother + Father / PR-ADN
Jacob Lofland, récemment vu dans la série Landman, a partagé l’affiche d’un drame post-apocalyptique aux côtés d’une actrice de la série à succès The White Lotus, réunissant ainsi deux talents issus de productions télévisuelles remarquées.
Tl;dr
- « Go North » explore une dystopie authentique à Detroit.
- Jacob Lofland et Patrick Schwarzenegger se distinguent au casting.
- Film méconnu, mais offre un regard neuf sur le genre.
Une dystopie singulière signée Matt Ogens
Rarement un film pour adolescents s’est autant éloigné des codes de la science-fiction dystopique habituelle. Réalisé par Matt Ogens, « Go North » s’impose, dès ses premières images tournées à Détroit, par sa volonté d’ancrer le récit dans une réalité presque tangible. Le choix de cette ville, marquée par l’abandon industriel, confère à l’intrigue une authenticité peu commune dans le genre. Comme le confiait Ogens à Horror Buzz : « Je voulais que la ville soit un personnage à part entière ». Une démarche qui fait écho à l’esthétique quasi documentaire portée par le directeur de la photographie, John Tipton.
Lofland et Schwarzenegger : deux trajectoires en croisement
Au cœur de ce décor post-apocalyptique, on retrouve Jacob Lofland, remarquable depuis ses débuts dans « Mud », incarnant ici Josh avec une sensibilité rare. À ses côtés, Sophie Kennedy Clark campe Jessie, tandis que Patrick Schwarzenegger, bien avant « The White Lotus », impose sa présence en chef brutal d’une communauté adolescente livrée à elle-même. Il faut rappeler qu’en 2017, ni Lofland ni Schwarzenegger n’avaient encore accédé à une réelle notoriété – tous deux cherchaient alors à sortir de l’ombre. Cette collaboration se révèle ainsi déterminante dans leur parcours respectif.
Un récit d’apprentissage sur fond de chaos
Plus qu’un énième film post-apocalyptique, « Go North » emprunte au roman initiatique son ossature narrative. Les protagonistes, confrontés à la cruauté d’un monde privé d’adultes et dominé par les plus forts, décident de fuir vers le Nord dans l’espoir d’un renouveau. Les codes traditionnels du genre sont ainsi bousculés : ici, pas de glorification du chaos ou de colère d’ado. Ogens puise volontiers son inspiration chez William Golding —« Lord of the Flies » hante clairement les choix scénaristiques.
En quelques points essentiels :
- Dystopie réaliste : Abandonnant tout spectaculaire excessif, le film préfère la justesse du détail quotidien.
- Casting discret, mais efficace : La distribution séduit par sa retenue et son intensité.
- Mise en scène immersive : Détroit devient le théâtre naturel des errances adolescentes.
Un accueil critique mitigé, mais un film à redécouvrir
Sorti en 2017 sur une poignée d’écrans puis en VOD, « Go North » n’a pas su provoquer l’engouement commercial espéré. Sur Rotten Tomatoes, il affiche néanmoins un score honorable (67 %), bien que les critiques demeurent partagées : certains jugent l’ensemble trop austère, là où d’autres saluent la singularité et la sobriété du propos. Pourtant, pour qui souhaite découvrir une facette moins tapageuse du cinéma dystopique adolescent — et admirer un Lofland en pleine maîtrise — cette œuvre mérite sans conteste une seconde chance.