En bref
- Doomsday vend ses préventes plus vite
- Brand New Day reste beaucoup plus massif
- La comparaison demande quand même des nuances
Les chiffres de préventes ont parfois un effet immédiat, presque psychologique. Et celui-ci compte. Avengers: Doomsday démarre plus vite que Spider-Man: Brand New Day sur ses deux premiers jours de mise en vente, alors même que le film restait entouré d’un vrai flou côté attentes.
Marvel repart de plus haut que prévu
Il y a quelques semaines encore, une partie du public Marvel regardait Doomsday avec méfiance. Rien d’irrationnel. Depuis Avengers: Endgame, le MCU a alterné les hauts et les creux, au cinéma comme en séries, et Disney avait clairement besoin d’un gros coup qui rassemble.
Or Spider-Man: Brand New Day a changé l’ambiance. Après deux semaines en salles, le bruit autour du film est un peu moins euphorique qu’au tout début, mais le constat tient toujours, c’est l’un des meilleurs films du MCU depuis Endgame, voire davantage. Son score public sur Rotten Tomatoes, 98%, donne une idée du niveau d’adhésion.
Le chiffre qui fait bouger la discussion
D’après The Wrap, les billets en prévente de Avengers: Doomsday ont progressé à un rythme 65% supérieur à celui observé pour les deux premiers jours de préventes de Brand New Day. Pris isolément, le signal est fort.
Pas parce que Doomsday serait soudain en route vers un plus gros score final. Là, on n’y est pas. Brand New Day a encaissé 1 milliard en quelques jours, puis franchi les 2 milliards au box-office mondial. C’est le huitième film à atteindre ce cap, et le deuxième à le faire aussi vite. Bref, la barre est absurde.
Une avance réelle, mais pas proprement comparable
Le détail qui change tout, c’est le calendrier. Les préventes de Doomsday ont été ouvertes 45 jours avant la sortie, nettement plus tôt que pour Brand New Day, et plus tôt aussi que ce qu’on voit d’habitude.
Du coup, la comparaison brute n’est pas parfaitement propre. Plus de temps en vente, ce n’est pas juste un bonus logistique, c’est une autre dynamique marketing. Le chiffre reste intéressant, mais il faut le lire pour ce qu’il est, un indicateur, pas une promesse de résultat final.
Le vrai enjeu n’est pas seulement l’argent
Ce qui rend le cas Doomsday fascinant, c’est l’écart entre l’envie et l’incertitude. Les films Spider-Man du MCU suivaient un arc assez lisible, avec une continité claire. Doomsday, lui, garde une part de mystère, notamment sur le retour de plusieurs acteurs et personnages très aimés.
Résultat ? Les salles pourraient être pleines, oui. Mais la vraie question arrivera après la première semaine. Si Marvel retrouve durablement sa capacité à créer l’événement tout en gardant l’adhésion du public, ce ne sera pas seulement un succès de plus. Ce sera un changement de trajectoire.