En bref
- La liste sépare puissance brute et volonté de tuer
- Plusieurs menaces visent le multivers entier
- The Darkest Knight occupe la première place
Pendant près de 90 ans, DC Comics a fabriqué des héros gigantesques. Mais son vrai vertige est ailleurs, dans ces personnages capables de tuer sans frein, parfois à l’échelle d’un univers, parfois à l’échelle du multivers. Et c’est là que ce classement devient intéressant, parce qu’il ne parle pas des plus forts, mais des plus létaux.
Chez DC, la vraie menace commence quand la force n’a plus de frein
En bas de ce top, on trouve déjà des monstres. Reverse-Flash, alias Eobard Thawne, n’est pas seulement un speedster malveillant. Il remonte le temps, tue la mère puis l’épouse de Barry Allen, efface des gens de la chronologie et, pire, ses altérations ont tendance à tenir. Il revient même d’entre les morts, y compris après avoir été désintégré par Doctor Manhattan.
Puis vient Monarch, la version corrompue de Captain Atom. Instable, renforcé par l’énergie d’autres versions de lui-même, il veut réduire le multivers à un seul monde contrôlable. Sa défaite dans Countdown to Final Crisis détruit carrément un univers entier. Résultat ? Même redevenu héros, son potentiel reste glaçant.
Avec Parallax, on passe à la peur incarnée. D’abord liée à Hal Jordan, puis à Sinestro, l’entité massacre presque tout le Green Lantern Corps, élimine la Justice Society en manipulant le temps et va jusqu’à tuer les Guardians of the Universe à mains nues. Juste devant, Superboy-Prime, version sociopathe venue de Earth-Prime, détruit des univers à lui seul et il faut souvent tout le DCU pour le faire tomber.
Quand la mort devient un système
Avec Nekron, la mort ne relève plus du crime mais de la mécanique. Cette incarnation de la mort crée les anneaux des Black Lanterns, relève les défunts et envahit le monde vivant dans Blackest Night. Tant que la mort existe, lui aussi.
Et puis il y a Darkseid. On le réduit souvent à l’ennemi de Superman, c’est trop court. Ce New God a tué sa famille pour prendre Apokolips, cherche à soumettre la réalité avec l’équation d’Anti-Life, conquiert la Terre dans Final Crisis et, durant l’ère New 52, s’étend à plusieurs univers avec ses Parademons.
Plus haut encore, Anti-Monitor reste une référence brutale. Dans Crisis on Infinite Earths, ses vagues d’antimatière réduisent une infinité apparente de réalités à cinq. Si l’on parlait seulement de nombre de morts, il serait sans doute premier.
Le sommet, c’est l’expérimentation froide puis l’anéantissement pur
Le podium raconte autre chose. Doctor Manhattan, importé de Watchmen vers le DCU via Rebirth puis Doomsday Clock, manipule la continuité comme une expérience. Il tue si cela sert son observation de la réalité. Froid, clinique, presque abstrait.
Au-dessus, Perpetua impose sa loi dans Dark Nights: Death Metal après avoir déjà conquis le monde dans la série Justice League de Scott Snyder. Elle renforce les plus grands vilains, commande des variantes de Doctor Manhattan, et même Monitor comme Anti-Monitor paraissent plus faibles qu’elle.
Mais la première place revient à The Darkest Knight, version ultime du Batman Who Laughs dans le corps d’un Doctor Manhattan alternatif. Il tue Perpetua, vise le contrôle total de la réalité et veut aller jusqu’aux créateurs du multivers. La nuance est là, clairement. Les autres détruisent pour régner, corriger ou expérimenter. Lui veut l’annihilation la plus vaste et la plus atroce possible. Et ça dit pas mal de l’escalade permanente chez DC, où la menace n’est plus seulement cosmique, elle devient narrative.