En bref
- X-Men ’97 saison 2 atteint 100% sur Rotten Tomatoes
- La série remet les Célestes au premier plan
- Eternals paraît presque relancé en secret
Le vrai signal, il est là. Avec un 100% sur Rotten Tomatoes, la saison 2 de X-Men ’97 ne rappelle pas seulement que Marvel peut encore convaincre, elle montre surtout qu’un bon récit pèse plus lourd que le procès permanent fait au genre super-héroïque.
Critiques et public suivent, et ce n’est pas anodin. On parle d’une série qui n’est pas parfaite, la source le dit aussi, avec un épisode récent très centré sur Wolverine jugé assez tangentiel. Mais l’ensemble fonctionne au point de rouvrir un dossier que le MCU semblait presque éviter depuis des années.
Un succès critique qui déplace le débat
Ce que raconte ce score parfait, en gros, c’est que la fameuse fatigue des super-héros a bon dos. Les grosses licences gardent une valeur énorme, oui, et la place historique des X-Men dans l’imaginaire Marvel n’a rien d’un détail. Mais ici, la clé reste la qualité d’écriture.
La saison 2 embarque les X-Men dans un récit de voyage temporel. Une partie de l’équipe se retrouve à l’aube de l’histoire d’Apocalypse, avec une approche très visuelle de ses origines. Et c’est là que la série commence à frôler quelque chose de plus vaste.
Le retour inattendu des Célestes
X-Men ’97 réécrit subtilement l’origine d’Apocalypse pour la rapprocher des Célestes. Elle introduit Eson le Chercheur, être cosmique d’une puissance immense, montré avec ce qui ressemble clairement à l’une des Pierres d’Infinité.
Le plus intéressant, c’est la cohérence avec Les Gardiens de la Galaxie. Dans le film, Eson maniait déjà la pierre violette du Pouvoir pour juger des civilisations. Ici, il est présenté comme membre d’une faction appelée les Jardiniers, qui défend l’idée que l’évolution passe par la souffrance. Marvel lui fait dire, en substance : « Toute création doit se fracasser contre le rivage éternel pour prospérer et grandir. » C’est très proche des comics, et franchement plus net que dans les films récents.
Le MCU, lui, n’a jamais su quoi faire de cette idée
Depuis Les Gardiens de la Galaxie, les Célestes changent de forme selon les besoins. Guardians of the Galaxy Vol. 2 transforme Ego en dernier des Célestes et fait de Peter Quill un hybride humain-Céleste. Puis Chloé Zhao, avec Eternals, repart dans une autre direction, celle des planètes servant d’œufs à ces entités.
Résultat, un film qui modifie théoriquement l’univers à grande échelle, avec l’émergence d’un Céleste depuis le noyau de la Terre, puis l’apparition d’Arishem au-dessus de la planète pour promettre un jugement. Sauf que tout cela a ensuite été très peu exploité. Il a fallu attendre Captain America: Brave New World pour voir le cadavre du Céleste servir d’origine à l’adamantium du MCU.
Une série animée plus audacieuse que les films
Rien ne garantit que la saison 2 reviendra vraiment sur Eson. La source note d’ailleurs que l’intrigue temporelle se résout vite et que l’ensemble paraît parfois dispersé. Donc, pas de certitude.
Mais même sans insister davantage, X-Men ’97 a déjà fait plus avec les Célestes que la chronologie principale de Marvel Studios en cinq ans. Et ça compte. Parce que derrière cette réussite, il y a peut-être une leçon assez simple pour la suite de Marvel, au cinéma comme en streaming, faire moins semblant d’ouvrir des portes, et oser enfin les franchir.